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SUMMARY:Maïssa Bey (Algérie) et Dimitri Analis (Grèce)
DESCRIPTION:Lectures et échanges \n\n	Mercredi 5 avril à 19h Rencontre avec Maïssa Bey \n\n	à la librairie Histoire de l'œil 25 rue Fontange 13006 Marseille \n\n	Entrée libre \n\n	Maïssa Bey est née en 1950 au sud d’Alger\, elle vit à Sidi-bel-Abbès et travaille au Ministère de l’Education.  \n\n	Elle est l'auteur de nombreux ouvrages\, dont plusieurs collectifs\, elle publie des nouvelles (Nouvelles d’Algérie\, Grasset\, 1998)\, récits (Entendez-vous dans les montagnes et Cette fille là\, Editions de l’Aube 2002 et 2001) et journaux (Journal intime et politique\, Algérie 40 ans après\, Aube\, 2003)\, dont le caractère autobiographique se mêle à l’histoire algérienne contemporaine en faisant une belle place à la vie et au rôle des femmes dans une société chamboulée\, prise entre immobilisme et changement.  \n\n	 Rencontre avec Dimitri Analis \n\n	Lectures et échanges \n\n	Vendredi 7 avril à 19h \n\n	à la librairie Histoire de l'œil 25 rue Fontange 13006 Marseille \n\n	Entrée libre \n\n	  \n\n	Dimitri Analis est né en 1938 à Athènes. \n\n	Homme de double culture et poète francophone\, traducteur en grec de Yves Bonnefoy et Julien Gracq\, il a publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles (Eloge de la proie\, L’autre royaume aux Editions de la Différence\, Hommes de l’autre rive ; Amitié\, temps et lumière aux Editions Obsidiane\, co-écrit avec le grand poète libanais Adonis)\, ainsi que des essais sur l’art et les voyages (Fassianos ; Théâtre\, Eschyle ; Majestueuses Iles grecques). Spécialiste de la géostratégie\, il a été conseiller aux Affaires Etrangères et est également auteur d’ouvrages sur les relations internationales\, les crises et les minorités (Chronique d’un peuple assiégé\, Yougoslavie 1993-1996\, aux Editions L’Age d’Homme).  \n\n	  \n\n\n	  \n \n\n	Maïssa Bey\, Le magazine Littéraire\, n° 451\, mars 2006 \n\n	“ Je qualifierais mes relations avec lefrançais de "mutuelle complicité" empruntant l'expression au poète algérien Djamel Eddine Bencheikh. Parce que le suis née dans un milieu où l'arabe parlé et le français cohabitaient\, je suis allée de l'un à l'autre sans questionnement. C'estdans la langue française que j'ai appris à lire et à écrire sous la colonisation. Mes connaissances en arabe "classique" ne se sont développées qu'au lycée où cette langue m'était enseignée comme… langue étrangère ! Lefrançais m'est une langue naturelle\, elle est en moi\, et en bien d'autres\, la trace irréfragable d'une histoire individuelle\, mais aussi d'une histoire collective. Et je vis cela comme une extraordinaire richesse. \n\n	  \n\n	Si la francophonie "repose sur le sentiment d'appartenir à une communauté que fonde l'usage d'une langue\, le français"\, je ne peux qu'être francophone. Je la vois comme lieu des diversités vivantes et parfois remuantes de la languefrançaise. Mais les catégories sont très difficiles à établir: irait on chercher Rousseau\, Simenon ou Camus sur les rayonnages des littératures francophones ? Un écrivain peut il se définir uniquement par son lieu de naissance ? Par sa nationalité d'origine ou par celle qu'il a choisie? Je suis algérienne\, et donc géographiquement africaine. Comme beaucoup d'écrivains\, je m'interroge sur mon identité\, sur mon histoire\, sur mon rapport à l'Autre et à l'ailleurs. Je préfère penser la littérature comme un point de convergence où se reconnaîtraient tous ceux qui tentent de rejoindre l'humain en l'homme. \n\n	  \n\n	Écrire\, c'est s'emparerde la parole\, et surtout entrer par effraction dans l'espace public pour faire entendre sa voix. C'est\, dans des sociétés telles que la nôtre\, bardées d'interdits\, l'une des seules possibilités que l'on a d'exister. Autrement Il y a autre chose… les sujets que j'aborde… le plaisir\, le désir desfemmes\, l'inceste\, l'avortement\, l'homosexualité\, tout ce que les hommes ne se privent pas de décrire\, sans penser à se censurer : l'écriture est ce qui m'a toujours permis de façonner le monde à la mesure de mes rêves\, d'expulser mes révoltes pour aller au delà de mon impuissance à le changer. C'est ainsi que j'ai écrit\, quelques semaines après le séisme de Boumerdes\, Surtout ne te retourne pas. ” \n\n	  \n\n	Propos recueillis \n\n	par Eloise Brezouit
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SUMMARY:Est-Cris - Roumanie\, voix et regards
DESCRIPTION:Est-Cris – Roumanie\, voix et regards \n\n	Vendredi / 19h Lectures et performances poétiques / musique / échanges \n\n	Letitia Ilea\, poète > lectures bilingues de ses textes et d’auteurs roumains contemporains Isabelle Randrianatoavina\, comédienne\, ex-membre du collectif Le Larynx > performance poétique (textes de Ghérasim Luca\, poète roumain de langue française) \n\n	Patrice Gabet\, violoniste et saxophoniste du groupe Aksak (musique des Balkans) > improvisations musicales qui mêleront ses cordes et son souffle à la parole poétique \n\n	Cinéma documentaire / échanges \n\n	Vidéogrammes d’une révolution \n\n	de Harun Farocki 1992\, 107 mn\, couleur \n\n	Samedi 1 er avril à 19 h Lectures et performances poétiques / échanges \n\n	Letitia Ilea\, poète > lectures bilingues de ses textes et d’auteurs roumains contemporains \n\n	Carmen Mihai\, écrivain et universitaire\, auteur de Roumanie multiple (Ed. Autres Temps) > paroles de Roumanie\, échanges \n\n	Voyage dans l’irréalité immédiate \n\n	de Jean Lefaux et Anca Hirte \n\n	2004\, 77 mn\, couleur en présence d’Anca Hirte\, cinéaste \n\n	Et puis musique. \n\n\n	> Letitia Ilea est née à Cluj où elle vit. Elle est poète et professeur de français : “souvent le premier vers vient en français”\, dit-elle. Elle a publié plusieurs recueils en roumain : Euphémisme (1997\, éd. Idea)\, Chiar viata (1999\, éd. Paralela 45)\, O persona seriosa (2004\, éd. Limes) ; et en français\, langue dans laquelle elle se “tra- duit” elle-même : Lorsque je suis née (2003\, Revue Europe\, n°894)\, Apprivoiser le silence (2005\, édi. Autres Temps)\, Est-Cris (2005\, éd. Transignum)\, Terrasses (2005\, CIPM)\, résultat d’une rési- dence au CIPM\, poèmes écrits à diverses terrasses de cafés marseillais\, occasion d’un rendu au public marseillais par la voix de l’auteur elle-même. \n\n	“la langue dans laquelle j’ai prononcé mes premières paroles est une langue morte.parce que mort est l’enfant aux pleurs de qui venaient s’abreuver les papillons.parce que morte est la flamme dans les yeux de ma mère.et mort est mon père qui dans cette langue a crié son refus.son insoumission.personne ne l’a écouté.cette langue\, je l’ai aimée d’un amour sans pareil.cruel comme tout amour.cette langue\, je ne peux plus y boire à ma soif.y cacher mon visage.je l’ai aimée et elle m’a punie.donnez-m’en une autre.donnez-moi une autre langue pour crier ma douleur.une langue où je puisse pleurer mon père.et\, pourquoi pas\, les années que j’ai mis pour comprendre”. \n\n	Le Réberbère\, extrait de Terrasses\, CIPM\, 2005 \n\n	Letitia Ilea figure parmi les auteurs invités par l’AFAA au Salon du livre de Paris et à la tournée en France dans le cadre du festival “Francofffonies”. Elle était par ailleurs au programme des “Belles étrangères” consacré en 2005 à la Roumanie. \n\n	> Vidéogrammes d’une révolution\, de Harun Farocki (1992\, 107 mn\, couleur) Décembre 1989.  \n\n	 \n\n	  \n\n	La révolution roumaine est télévisée. La maîtrise de l’image permet celle du pouvoir : jusqu’ici\, le film enregistrait l’histoire ; depuis\, “si le film est possible\, alors l’histoire est également possible”. Remontage d’images professionnelles et amateurs des événements\, ce document émouvant et humoristique\, d’une grande maîtrise formelle\, est une chronique\, une analyse et un monument. Grand cinéaste allemand\, Harun Farocki dit de son travail : “Il faut être aussi méfiant envers les images qu’envers les mots. Les deux sont tissés dans des contextes de signification. […] Ma voie\, c’est d’aller à la recherche d’un sens englouti et de déblayer les images”. \n\n	> Voyage dans l’irréalité immédiate\, de Jean Lefaux et Anca Hirte (2004\, 77 mn\, couleur)  \n\n	 \n\n	Oana est étudiante\, Nicu technicien\, Lucian journaliste et Horian-Roman philosophe et écrivain. Ils nous parlent de leur pays la Roumanie et de ses mythes. Ils parlent à cœur ouvert\, dans un temps sus- pendu\, hors du monde\, dans un intérieur\, le leur. Et leur parole est universelle. \n\n	“Qu’y a t-il derrière ces images qu’elles ne peuvent dire : quel état d’esprit singulier autorise ces exactions\, quel malaise paralyse la volonté et pourquoi là\, de cette façon\, et nulle part ailleurs ? Ce film\, comme un voyage\, pour élucider cette énigme.” Anca Hirte \n\n	> Anca Hirte est cinéaste\, formée à la réalisation de films documentaires aux Ateliers Varan atelier Roumanie\, installée à Paris depuis 1994. Elle a réalisé avec Jean Lefaux De la chute\, film très remar- qué par la presse\, puis Galipettes et pas de loups suivi de Les Petits loups dansent. Elle fût aussi conservatrice au Musée du Paysan Roumain à Bucarest.
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SUMMARY:Gérard Noiret
DESCRIPTION:Dire les gens\, raconter des vies\, une ville de banlieue à l’articulation du 20ème et du 21ème siècle\, se tenir tout près des évènements minuscules mais essentiels\, coller au vrai avec des mots de tous les jours mais dans des formes inédites et exigeantes\, tel est son vaste et durable projet poétique quels que soient les genres vers lesquels il se tourne (roman\, théâtre\, essai\, poésie\, dans une dimension moderne de l’épique). Son œuvre tire sa singularité de sa pluralité\, travail minutieux d’assemblages qui joue avec le temps et la multitude des voix en marge\, pour dessiner une fresque sociale faite de confluences où les humeurs circulent et font corps. Le vrai sujet en est le temps\, le monde qui se transforme et que la parole matérialise\, révélant l’humaine condition de devoir parler\, avec des mots pour savoir que le temps passe ; des mots pour se dire hommes\, “ pris dans les choses ” mais pas choses.  \n \n\n\n	  \n\n	Gérard Noiret est né en 1948. Il a travaillé en usine avant de devenir animateur en banlieue à partir de 1972. Entré au comité de rédaction de la revue Esprit dès 1978\, puis à la Quinzaine Littéraire et à Europe\, il a toujours mené de front ses activités socioculturelles et littéraires\, tout en se présentant volontiers comme un écrivain autodidacte advenu grâce à l’éducation populaire. Prix Tzara\, Prix des Découvreurs\, il fut membre de l’académie Mallarmé et dirigea une collection de poésie aux Editions Maurice Nadeau. Ses articles critiques paraissent dans de nombreuses revues et journaux (La Polygraphe\, Action Poétique\, Poésie 1/ Vagabondages\, L’Humanité\, Révolution) et il collabore régulièrement à des émissions sur France Culture et France Inter. Il anime de nombreux ateliers d’écriture\, lit et met en scène ses textes et ceux des autres\, dont André Frénaud. \n\n	  \n\n	Bibliographie \n\n	Le pain aux alouettes\, Temps actuels\, 1982 \n\n	Chatila\, Actes Sud\, 1986 \n\n	Je ne mange pas de ce pain là\, poésies contre le racisme (anthologie)\, Messidor\, 1987 \n\n	Le commun des mortels\, Actes Sud\, 1990 \n\n	Chroniques d’inquiétude\, Actes Sud\, 1994 \n\n	Tags\, Maurice Nadeau\, 1994 \n\n	Toutes voix confondues\, Maurice Nadeau\, 1998 \n\n	Polyptique de la dame à la glycine\, Actes Sud\, 2000 \n\n	Pris dans les choses (1985- 2002)\, Obsidiane\, 2003 \n\n	Maelo\, L’Idée bleue\, 2005 \n\n	 
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SUMMARY:Virginie Buisson
DESCRIPTION:Virginie Buisson  \n\n	Née à Meaux en 1944\, elle a vécu avec sa famille en Lorraine\, dans l’Algérie en guerre de 1954 à 1962\, et en Normandie. Enseignante puis chercheur en Sciences Sociales\, géographe et historienne\, elle fut chargée de mission du gouvernement  de Michel Rocard pour l’insertion des jeunes en Nouvelle-Calédonie de 1988 à 1995.  \n\n	Son premier roman\, L’Algérie ou la mort des autres\, paru en 1978\, a été consacré par le Prix des Bibliothécaires en 1983. En 2001 elle a publié un recueil de Correspondances censurées des déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie\, lettres et mots qui n’ont jamais atteint leurs destinataires. Ces Lettres retenues ont donné lieu à plusieurs lectures publiques (Théâtre du Maquis\, Nuits de la Correspondance) et à trois expositions (Billet de Passage\, Les proscrits\, et Honoré Bonnaventure). Elle revient en 2003 vers l’Algérie de son adolescence : Le silence des otages a la concision clinique des récits si intimes qu’il leur faut être dépouillés à l’extrême pour n’être pas impudiques. \n\n	Après Grenoble et Brest (où elle fut écrivaine associée de la Scène Nationale du Quartz)\, elle est installée aujourd’hui à Arles\, anime de nombreux ateliers d’écriture et publie prochainement un grand roman historique sur la Nouvelle-Calédonie\, Vallée des colons. \n\n	  \n\n	Bibliographie \n\n	L’Algérie ou la mort des autres \n\n	Ed. La pensée sauvage & coll. Folio Junior Gallimard Jeunesse\, 1978 \n\n	En 1955 l’auteur a onze ans. Elle quitte alors la Lorraine avec sa mère et ses jeunes frères pour rejoindre son père\, gendarme\, muté en Algérie quelques mois auparavant. \n\n	A l’enchantement de la découverte d’un nouveau ciel\, de la mer et d’autres habitudes\, succède la peur qui oblige à se confiner à l’intérieur des maisons. L’adolescente mélancolique mais aussi rageuse\, qui voudrait jouir de la vie\, ne peut éviter de voir la mort et la torture autour d’elle\, jusqu’à ce jour où Jacques\, un soldat du contingent\, est tué tout près d’elle\, à bout portant\, par un homme de l’OAS\, pour avoir tenter de porter secours à un enfant algérien froidement assassiné par le même homme… \n\n	Le récit\, forgé dans une mémoire de sang et de cris\, fait sur le ton de la confidence\, rend sensible et présente la douleur de l’horreur\, tout en donnant à voir le cheminement d’une pensée\, d’une conscience désireuse de comprendre pour se situer. A chaque page petites phrases émerveillées qui disent la douceur de la nature lumineuse\, à chaque page petites phrases haletantes et laconiques qui ponctuent l’obscure violence des hommes ; elles donnent au livre la force d’un témoignage de l’âge de la puberté\, quand tout l’être est une âme\, quand la quête du bonheur ne veut pas se laisser entamer par le quotidien de la mort. Emouvante et pudique  fusion du drame collectif et de l’aventure individuelle qui\, par delà l’exil\,  dans l’écriture reconquiert le royaume. \n\n	Lettres retenues \n\n	Ed. Cherche- Midi\, 2001 \n\n	En historienne sensible Virginie Buisson a consulté 2.500 dossiers de déportés aux archives d’outre-mer à Aix-en-Provence pour faire revivre une sombre page de l’histoire de France : suite à la semaine sanglante où 31 000 communards furent exécutés par les troupes versaillaises de répression\, entre mai et septembre 1871 25.000 insurgés de la Commune ou simples suspects furent emprisonnés. 4.000 d’entre eux furent déportés en Nouvelle-Calédonie sur des îlots. De 1872 à 1880 ces prisonniers politiques écrivirent aux leurs mais l’administration pénitentiaire a arbitrairement retenu leur correspondance à l’insu des intéressés. \n\n	L’auteur a lu 600 de ces lettres confisquées\, et dans cet ouvrage en présente et commente un florilège admirable : mots d’amour\, cris de souffrance\, attente\, vie quotidienne du bagne font le drame vécu\, du Paris populaire à Nouméa\, par tous ces combattants censurés des barricades et de l’utopie sociale. (Cet ouvrage\, épuisé\, n’a malheureusement pas été réédité.) \n\n	  \n\n	Le silence des otages \n\n	Ed. Cherche- Midi\, 2003 \n\n	“Elle” est une étrange jeune fille anonyme bringuebalée entre une mère quasi mutique et un père aussi meurtri que blessant\, entre la petite enfance aux bords de la Marne et l’adolescence finissante en Normandie. Entre les deux il y a l’Algérie\, ravissante et terrifiante. Et partout le souvenir\, intrusif\, suppliciant\, d’une guerre qui ne dit pas son nom\, d’un drame familial silencieux et secret. A quoi sert le souvenir ? A quoi servent les voyages s’ils ont tous les allures de l’exil ? A chercher les mots justes dans une mémoire du corps qui bruisse de langues nouées et d’errances ; à chercher un point d’ancrage\, le regard aimant d’une mère\, l’identité flouée et perdue dans les déplacements\, au fond des bruits du cœur. A ne pas oublier les anciennes violences qui étouffent\, à se décharger des tourments traumatiques. \n\n	Ce court roman\, inspiré en grande partie par les mêmes évènements que L’Algérie ou la mort des autres\, est un récit pudique et dur\, dégraissé de toute sensiblerie et volontiers elliptique\, dont le style a la concision d’un procès-verbal. En une centaine de pages tenues de bout en bout dans le voyage immobile et intérieur de l’écriture\, une chronologie bousculée se déroule\, se fait et se déforme pour se refaire à nouveau : une lumière de l’été algérien\, l’odeur des marais de la Marne\, la vie d’un village normand\, une gare routière à Münich… Des instantanés refondus en une unité de pensée et d’action qui les lient\, les dénouent\, du plus obscur au plus clair\, pour mettre fin au temps de l’amnésie\, à la chape du silence qui tue à petit feu\, et qui rendent à l’innocente sa nécessaire rédemption. Un texte bref et un grand livre\, qui claque et cogne à chaque lecture. \n\n	  \n\n	A paraître en septembre 2006 : Vallée des colons \n\n	  \n\n	 
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SUMMARY:Anouar Benmalek
DESCRIPTION:  \n\n	Une rencontre Littérature en effets \n\n	Pour découvrir des littératures francophones\, de France et d’ailleurs\, et toucher à l’étrangeté de la langue.  \n\n	L'atelier d'écriture\, animé par l’auteur accueilli\, est l'occasion d'entrer pour un temps dans la fabrique de son écriture singulière et d'aborder autrement la lecture de sa production littéraire. \n\n	La lecture-rencontre\, suivie d'un échange\, complète l'approche de l'œuvre comme celle de l'écrivain. \n\n	  \n\n	Anouar Benmalek  \n\n	Né en 1956 à Casablanca (Maroc)\, cet écrivain au parcours atypique\, à la double nationalité française et algérienne\, a fait de hautes études de probabilités et statistique à Kiev\, puis une maîtrise de mathématiques à Constantine en Algérie. Dans les années 80 il entre doucement dans le monde des lettres comme poète et essayiste (il fut aussi chroniqueur dans l’ hebdomadaire Algérie Actualité)\, publié par de petits éditeurs québécois et algérien\, et enseigne à l’Université des Sciences et Techniques d’Alger. Il poursuit avec des nouvelles et un premier roman\, Ludmila\, avant de fonder en 1988 le Comité algérien contre la torture (CACT)\, dont il est le secrétaire général jusqu’en 1991\, date à laquelle il s’exile en France. Devenu maître de conférences en mathématiques à l’Université de Paris XI\, il secoue soudain la littérature francophone avec un roman magnifique\, Les amants désunis\, en 1998. Cette histoire bouleversante de raccommodage d’un déchirement à la fois intime et historique sur cinquante années de vie (traduite depuis en huit langues)\, lui ouvre une voie romanesque de grande ampleur\, où la langue autant que la narration font des détours et conduisent les échanges. Il “ récidive ” en 2000 aux éditions Pauvert avec L’enfant du peuple ancien\, roman d’amour et d’aventure où il évoque à travers trois destins liés le génocide des Aborigènes en Tasmanie à la fin du 19ème siècle (traduit aussi en huit langues et obtenant de nombreux prix)\, puis deux autres romans et un nouvel essai\, assemblage d’articles rédigés entre 1985 et 2002\, Chroniques de l’Algérie amère\, par lequel il tente de comprendre comment une partie de son peuple\, par son silence\, a cautionné le meurtre. \n\n	Il vient de publier Ma planète me monte à la tête\, retour à une poésie pleine de souffle et de sens\, et décembre 2005 est le mois qui verra la parution de son dernier livre de nouvelles\, L’année de la putain. \n\n	  \n\n	Bibliographie : \n\n	Aux éditions Naaman\, (Québec) : Cortèges d’impatience\, poésie\, 1984 \n\n	Aux éditions Enal (Alger) : La barbarie\, essai\, 1986 ; Rakesh\, Vishnou et les autres\, nouvelles\, 1985 ; Ludmila\, roman\, 1986 \n\n	aux éditions Calmann-Levy : Les amants désunis\, roman\, 1998\, & Livre de Poche\, 2000 \n\n	Aux éditions Pauvert : L’enfant du peuple ancien\, roman\, 2000\, & Livre de Poche 2002 ; L’amour Loup\, roman\, 2002 ; Chroniques de l’Algérie amère\, essai\, 2003 ; Ce jour viendra\, roman\, 2003 \n\n	Aux éditions Fayard : Ma planète me monte à la tête\, poésie\, 2005 ; L’année de la putain\, nouvelles (à paraître en décembre 2005) \n\n	  \n\n	 
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SUMMARY:Parcours dans l'oeuvre de Sergueï Loznitsa
DESCRIPTION:Au croisement de différentes disciplines (photographie\, peinture\, musique)\, les documentaires de Sergueï Loznitsa esquissent le portrait en demi-teintes d’une humanité aux prises avec l’écoulement du temps\, et soumise à des bouleversements économiques\, sociaux et politiques de grande ampleur. Basés sur une recherche sonore très travaillée\, des caractères communs traversent l’ensemble de l’ouvre : l’intérêt pour le travail quotidien des "petites gens" (ouvriers et paysans)\, une réflexion sur la notion de communauté (fortuite chez les dormeurs\, contrainte chez les déshérités)\, ou l’attention portée aux gestes et aux postures du corps\, et à leur rythme propre (abandon\, attente\, activité). \n\n	Sergueï Loznitsa est né à Kiev en 1964. Après avoir étudié les mathématiques et la cybernétique\, il s’est formé à l’Institut cinématographique de Moscou (VGIK). Il vit et travaille à Lübeck (Allemagne). \n\n	FILMOGRAPHIE Aujourd’hui nous construisons la maison (co-réalisé avec Marat Magambetov\, 28’\, 1996)\, La Vie\, l’automne (co-réalisé avec Marat Magambetov\, 35’\, 1998)\, L’Attente (25’\, 2000) La Colonie (77’\, 2001)\, Portraits (28’\, 2002)\, Paysage (60’\, 2003)\, L’Usine (29’\, 2004). \n\n	FILMS PROGRAMMES \n\n	La Colonie (77’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, 2001) Les habitants de la colonie vivent dans une grande maison à l’écart du village. Ils s’intègrent par le travail à la vie des paysans. \n\n	Portrait (28’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, sans dialogue\, 2002) Un village russe. Les habitants posent avec leur chien\, dans leur jardin\, devant leur maison\, dans la plus parfaite immobilité. Portrait d’une communauté paysanne à travers les saisons dans ses gestes les plus simples. \n\n	Paysage (60’\, 35 mm\, Allemagne/Russie\, couleur\, 2003) L’hiver. Un arrêt d’autobus dans un bourg de Russie. Les gens attendent le car. Visages dans le froid\, bribes de dialogue\, fragments de conversations sont embrassés dans un unique mouvement de caméra. \n\n	L’Attente (25’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, sans dialogue\, 2000) La nuit. Une gare de campagne. Dans la salle d’attente\, une communauté de passage\, les dormeurs\, dans l’attente de l’aube qui verra l’arrivée du train. Des visages et des corps filmés tels que le sommeil les a saisis. \n\n	 
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SUMMARY:Guillaume Le Touze
DESCRIPTION:Guillaume Le Touze est né au Havre en 1968. Il passe plusieurs années à Paris où il est assistant d’édition\, et publie ses trois premiers romans aux Editions de l’Olivier\, dont Comme ton père\, prix Renaudot en 1994\, plusieurs livres pour la jeunesse (On m’a oublié\, 1995) et des pièces de théâtre (Les crocodiles ne pleurent plus\, 1994)\, publiés à l’Ecole des Loisirs. Installé dans le sud de la France\, il publie ses trois derniers romans aux Editions Actes Sud et anime de nombreux ateliers d’écriture. Son écriture à lui\, légère et grave à la fois\, ne cesse de mettre en scène des personnages éclopés de la vie qui cherchent leur voie : entre la liberté et le confort\, les sentiments et la sensualité\, la bohème et la conjugalité. Le ton\, direct et réaliste\, d’une âpreté contenue\, sert son exploration de thèmes qui reviennent : le délitement de familles petites-bourgeoises\, les errements d’une génération hésitant entre recherche d’un idéal et conformisme\, les blessures presque indolores de l’enfance\, les vies inachevées qui se croisent\, et toujours la violence de la filiation\, la douleur transmise en héritage\, les vertiges du mensonge et des liaisons improbables… \n\n	  \n\n	Bibliographie sélective (romans) : \n\n\n\n			Comme tu as changé\, Editions de l’Olivier\, 1992 \n\n\n\n			Comme ton père\, Editions de l’Olivier\, 1994 \n\n\n\n			Etonne-moi\, Editions de l’Olivier\, 1997 \n\n\n\n			Dis- moi quelque chose\, Actes Sud\, 1999 \n\n\n\n			Tu rêves encore\, Actes Sud\, 2001 \n\n\n\n			Attraction\, Actes Sud\, 2005 \n\n\n\n\n	Une rencontre "Littérature en effets"\, cycle itinérant d'animations littéraire initié par le réseau national Peuple et Culture \n\n	Des rencontres d'écrivains pour découvrir des littératures francophones\, de France et d'ailleurs\, et toucher à l'étrangeté de la langue. \n\n	L'atelier d'écriture\, animé par l'auteur accueilli\, est l'occasion d'entrer pour un temps dans la "fabrique" de son écriture singulière et d'aborder autrement la lecture de sa production littéraire. \n\n	La lecture rencontre\, suivie d'un échange\, complète l'approche de l'œuvre comme celle de l'écrivain.
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SUMMARY:Habib Tengour
DESCRIPTION:Une rencontre “Littérature en effets” \n\n	Cycle itinérant d’animations littéraires du réseau national Peuple et Culture \n\n	Lecture & atelier d’écriture sont animés par l’auteur. Il s’agit autant de faire connaître plus largement une littérature algérienne que de découvrir une langue à la fois française et étrangère porteuse de l’imaginaire maghrébin. Et toujours de toucher l’étrangeté de la langue. \n\n	Conférence-débat : “L’image-métaphore dans la culture populaire maghrébine” \n\n	avec une projection d’images de Franck Pourcel\, photographe \n\n	Au Maghreb\, culture iconoclaste\, l’image traditionnellement proscrite est pourtant réintroduite dans les textes sacrés comme dans les récits populaires par la métaphore. Une occasion d’aborder les représentations de la culture maghrébine et les rapports que nos sociétés contemporaines entretiennent à l’image. \n \n\n\n	Habib Tengour \n\n	Né en 1947 à Mostaganem\, émigré à Paris avec ses parents en 1958\, enfant de la seconde génération\, écrivain nomade\, il explore la mémoire de l’Algérie. Ses ouvrages se lisent comme une chronique visionnaire de l’Algérie post-coloniale\, comme un documentaire-fiction à l’humour grinçant qui réecrit les pages noires de l’histoire du pays en anticipant sur les évolutions à venir. Il aime zapper entre les continents\, les époques et les imaginaires\, métisser les traditions littéraires européennes et arabes\, ce qui fait la singularité de son style. \n\n	Profondément marqué par les symbolistes et les surréalistes\, chez qui il découvre des analogies avec la mystique du Maghreb\, il en propose une réflexion théorique dans un essai intitulé “Manifeste du surréalisme maghrébin”\, et l’exprime\, dans son œuvre littéraire et poétique\, dans une langue imagée et fragmentaire\, une écriture parfois qualifiée de “soufialisme”. \n\n	Ses principales publications \n\n	Chez Sindbad-Actes Sud : Le Vieux de la Montagne (1983) • Sultan Galiev (1985)  \n\n	• L’Epreuve de l’Arc (1990) • Gens de Mosta (1997) \n\n	• Le Poisson de Moïse (Paris Méditerranée\, 2001) \n\n	• Gravité de l’ange (La Différence\, 2004 – poésie) \n\n	Il est par ailleurs l’auteur de nombreux écrits universitaires en sociologie de la ville\, ethnologie du Maghreb et anthropologie visuelle.
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SUMMARY:Jean Luc Raharimanana
DESCRIPTION:« Et la nuit s’installe\, trou noir dans le jour. Et le jour s’engouffre dans le trou de la nuit\, spirale\, s’y meurt. Voici les ténèbres… \n\n	Brusque poussée du vent. \n\n	Claque mon cœur sur les nuits de solitude\, \n\n	Nuit ô ombre du jour\, \n\n	Nuit de solitude\, silence… \n\n	Froid qui est tombé dès l’horizon obscurci. Froid spiralant autour du corps\, se fermant en étau\, se rétrecissant en tenaille\, vous étranglant. Place déserte. Ce soir\, il n’y aurait personne. Non\, personne. Voici la nuit\, voici mon univers. » \n\n	Nuit\, in Lucarne  \n\n	(Le Serpent à Plumes\, 1999) \n\n	  \n\n	Jean-Luc Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo (Madagascar).  \n\n	Licencié ès lettres en 1989\, il obtient deux mois plus tard le prix de la meilleure nouvelle de Radio France Internationale et accepte la bourse d’études qui lui permet de partir en France. Arrivé à Paris\, étudiant à la Sorbonne et à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales)\, il obtient un DEA dont le sujet porte sur les contes malgaches. Il enseigne par la suite\, tout en collaborant à de multiples manifestations littéraires\, pédagogiques et journalistiques\, qui révèlent toute la dimension de l’écrivain engagé.  \n\n	Il consacre aujourd’hui tout son temps à l’écriture\, à la recherche et à la restitution d’une mémoire trahie\, par des récits où se confondent mythe et réalité\, héritages de légendes que racontait son père professeur d’Histoire\, mais aussi porteurs de la violence\, de la misère et de la mort dont il fut le témoin direct dans le Madagascar de son enfance. Ecrits directement en français dans une langue haletante\, rageuse et bousculant parfois la syntaxe\, ses textes conservent le souffle de l’oralité et le rythme de sa langue maternelle. \n\n	Ses principales publications \n\n	Lucarne\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 1996 (nouvelles) • Rêves sous le linceul\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 1998 (nouvelles) • Nour\, 1947\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 2001 (roman) • Dernières nouvelles de la Françafrique (collectif\, nouvelles)\, Ed. Vents d’ailleurs\, 2003.
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