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SUMMARY:Parcours dans l'oeuvre de Nicolas Humbert et Werner Penzel
DESCRIPTION:Nicolas Humbert \n\n	Né en 1958\, Nicolas Humbert écrit très tôt et réalise des images et des films en Super-8 influencés par le mouvement Surréaliste. De 1982 à 1987\, il étudie le cinéma à la School for Film à Munich. A quelques exceptions près\, il réalise tous ses films avec Werner Penzel. Leurs travaux ont été récompensés dans de nombreux festivals. \n\n	vendredi 7 novembre 18h30 Middle of the Moment de Nicolas Humbert et Werner Penzel (1995\, 80 mn) \n\n	Poème cinématographique\, Middle of the Moment est le résultat d'un voyage de deux ans\, passé en compagnie des artistes du Cirque O\, de nomades touaregs et du poète américain Robert Lax. Avec les moyens du cinéma\, une expérience en sons et en images du nomadisme sous différentes formes\, mise en musique par Fred Frith. \n\n	21h30 Wolfsgrub – Portrait of my Mother de Nicolas Humbert (1985\, 70 mn) \n\n	Wolfsgrub est une petite demeure aux pieds du Wallberg dans la vallée de Tegernsee\, dans les Alpes bavaroises. "Wolfsgrub – portrait de ma mère" est une quête des racines du fils d'Eva\, le cinéaste Nicolas Humbert. Eva raconte son enfance dans l'Allemagne pré-hitlérienne et sa jeunesse retirée\, protégée par sa mère. Son récit dévoile par fragments la conception de la vie de cette femme indépendante et\, avec elle\, toute une époque. \n\n	samedi 8 novembre 18h Brother Yusef de Nicolas Humbert et Werner Penzel (2004\, 52 mn) \n\n	Une boîte aux lettres dans la forêt hivernale\, au bord d’une route étroite\, au milieu de nulle part. C’est là qu’habite le musicient de jazz Yusef Lateef\, seul avec ses instruments\, coupé du monde. Il évoque ses souvenirs avec John Coltrane et Dizzy Gillespie. Ce portrait filmé respecte totalement l’être qu’ils filment\, avec un mélange de distance paisible et de sensibilité. \n\n	21h Step across the Border de Nicolas Humbert et Werner Penzel (1990\, 90 mn) \n\n	Documentaire sur Fred Frith\, né en 1949 en Angleterre\, musicien avant-gardiste issu de la musique pop\, toujours à la recherche de nouveaux sons\, de nouvelles musiques qui transgressent les frontières et les classifications. Dans ce film\, deux formes d’expression artistique s’entrecroisent : musique improvisée et cinéma direct. \n\n	dimanche 9 novembre 15h Vagabonding Images de Nicolas Humbert (1998\, 45 mn) \n\n	Tourné sur une période de sept ans\, inspiré par les techniques du collage surréaliste et la forme du Haiku japonais\, ce film prend la forme d’un rêve. \n\n	17h Lucie et maintenant de Simone Fürbringer\, N. Humbert\, et W. Penzel (2007\, 85 mn) \n\n	En 1982\, l’écrivain argentin Julio Cortázar et sa femme Carol Dunlop entreprennent un voyage Paris-Marseille par l’autoroute – et ses aires de repos – en fixant des règles du jeu très précises. Au lieu des 7 heures habituelles\, leur voyage dura 33 jours. En 2007\, Océane Madelaine et Jocelyn Bonnerave décident d’entreprendre ce voyage à leur tour. Retour sur un récit poétique.
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SUMMARY:Pessoa\, l'intranquille
DESCRIPTION:Visages de Pessoa\, lecture-performance [voix Patrick Quillier – son Sérgio Moraïs] suivie de lectures par les membres du Collectif d'Ecriture et de Lecture Active (CELA) de Peuple et Culture Marseille et de commentaires de l'oeuvre par Patrick Quillier.\n	\n	Projection de Pessoa l'Inquiéteur\, film de Jean Lefaux (France\, 1990\, 32mn)\n	En 1990\, Jean Lefaux revient en Bretagne filmer des lieux de son enfance. Saudade\, comme on dit en portugais. Nostalgie et mélancolie de ce qui passe : le temps\, la jeunesse\, l’amour… Lefaux emprunte les mots de Pessoa dans un montage personnel pour dire l’intimité de ce deuil\, et filme librement ce qu’on pourrait qualifier d’essai ciné-poétique. \n\n\n	Fernando Pessoa (1888 – 1935)  \n\n	« Les poètes n’ont pas de biographie. C’est leur œuvre qui est leur biographie. Pessoa\, qui douta toujours de la réalité de ce monde\, accepterait sans hésiter d’appartenir directement à ses poèmes\, en oubliant les incidents et les accidents de son existence terrestre. Rien de surprenant dans sa vie – rien\, sauf ses poèmes. (…) Son secret\, en outre\, est inscrit dans son nom (…). Masque\, personnage de fiction\, personne : Pessoa. Son histoire pourrait se résumer par le passage entre l’irréalité de sa vie quotidienne et la réalité de ses fictions. »\n	Octavio Paz\, Un inconnu de lui-même : Fernando Pessoa\, in La fleur saxifrage\, (Gallimard\, 1984) \n	Patrick Quillier\n	Voyageur polyglotte affirmé et confirmé\, il est depuis 1999 Maître de Conférences en Littérature Comparée à l’Université de Nice. Il est surtout connu pour ses contributions majeures à la traduction du grand poète lisboète Fernando Pessoa\, dont récemment les Œuvres Poétiques Complètes chez Gallimard en collection Pléïade. Douze ans de travail pour traduire\, annoter et préfacer cette œuvre immense\, pour laquelle il a obtenu le Prix Gulbenkian de la Traduction. Il a également traduit d’autres grands poètes portugais tels que Eugenio de Andrade\, Pedro Tamen et Antonio Osorio. Il est aussi compositeur et auteur\, publie dans de nombreuses revues de création et de critique poétique\, et a publié en 1996 aux Editions La Différence un livre remarquable de musicalité\, Office du murmure.\n\n\n	Le Collectif d'Ecriture et de Lecture Active (CELA) animé par Pierre GUERY\, poète et performeur\, et Stéphanie LEMONNIER\, comédienne\, pour Peuple et Culture Marseille\, a tenu son atelier à La Cité durant la saison 2007-2008. \n\n	 
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SUMMARY:Lilian Bathelot
DESCRIPTION:  \n\n	Il paraît nécessaire aujourd’hui que le public puisse prendre connaissance et conscience\, par des exemples concrets et des rencontres vivantes\, de ce qui fait la “chaîne du livre” avec une grande partie de ses acteurs (auteur\, éditeur\, libraire\, diffuseur)\, pour toucher à la question comment advient un livre ?\, et les divers enjeux à l’œuvre. Plus précisément : comment en tant qu’écrivain jeunesse aborde-t’on la question de la “littérature de genre”\, nouvelle\, récit ou roman policier ou d’anticipation ? Qu’est ce qui spécifiquement est en jeu dans le temps de l’écriture ? Quand\, où et comment l’éditeur intervient-il dans le travail de l’auteur ? Comment l’éditeur et l’auteur cherchent-ils ensemble le public du livre écrit ? \n\n	L’éditeur et l’auteur\, Hélène Ramdani et Lilian Bathelot\, ensemble parleront de littérature pour les publics adolescents\, et plus particulièrement du livre de \n\n	• Lilian Bathelot : C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc (2006) \n\n	Avec le soutien du CNL et de la DRAC PACA. \n\n\n	  \n\n	Lilian Bathelot est né en 1959 dans le bassin minier et industriel de Decazeville. \n\n	Issu des courants d'immigration du vingtième siècle (espagnole\, italienne\, slave)\, et tour à tour saltimbanque et cracheur de feu\, professeur de philosophie et conseiller en communication\, les contre-pieds de son parcours – qui sont aussi passés par l’usine et le bâtiment – débouchent en 1998 sur l’écriture d'un premier roman qui paraît aux éditions Climats. \n\n	Après plusieurs autres romans et un détour par la dramatique radiophonique et le théâtre\, C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du Blanc\, son dixième titre\, paru en 2006 aux éditions du Navire en Pleine Ville\, est largement salué par la critique. Le fil rouge de son œuvre est une peinture sociale qui fait la part belle aux lumières de l'humanité de personnages choisis parmi les gens simples\, par opposition aux ombres de la civilisation industrielle qui fait l'objet d'une critique acerbe. \n\n	Bibliographie : \n\n	Romans \n\n	La Théorie du K.O.\, Éditions Jigal 2008 Spécial dédicace\, Éditions Jigal 2007 C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du Blanc\, Le Navire en pleine Ville 2006 Le rire d’Olga\, Editions Métailié 2003 Y’a plus de sushis pour les Bleus\, ADCAN éditions 2002 Bibalou\, il s’en fout\, conte\, Romain Pages 2002 Du sable dans l’engrenage\, Albin Michel 2001 Zinedine et Marion\, Climats 2000 \n\n	Nouvelles (sélection) \n\n	Rouge\, Nouvelles de la Révolte\, Cap Béar éditions\, 2007 Pimpant février\, in Le Noir dans le Blanc\, 2006 Flonflons\, in Vivre en Languedoc-Roussillon (magazine)\, 2005 Le petit Linceul\, in Le Noir dans le Blanc\, éditions Autrement\, 2005 Station Autres-Mondes\, L'Humanité\, 2004 \n\n	Le quintal\, almanach Agrobiosciences\, 2003 Garde-à-vue\, Libération\, 2002 Avoir aimé in L'Agenda du Polar\, 2002 7 Familles du polar\, Editions Baleine\, 2002 Soleil noir\, La Marseillaise\, 2001 \n\n	Théâtre (sélection) \n\n	Le trésor des six reines\, création Compagnie de l’Echarpe blanche 2006 Le dernier ciel\, Radio-France – 2002 \n\n	 
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SUMMARY:Sébastien Lespinasse
DESCRIPTION:  \n\n	Sébastien Lespinasse \n\n	Poète performeur né en 1975 à Marseille\, vit et ronfle à Toulouse. Entremetteur d’expériences\, laboureur de langues\, activiste polyglotte\, redécouvre et interprète les pionniers de la poésie sonore ( futuristes\, dada\, lettristes… )\, tisse étroitement les sons et les sens\, prend les mots à la gorge et les jette par dessus page\, perfore les métaphores\, bute\, cogne\, frotte les oreilles\, tympans\, peau\, yeux\, oesophage\, estomac\, tripes\, etc… Depuis plusieurs années il explore les possibilités d’une mise en vibration de l’écriture par la projection du souffle\, et élabore des formes personnelles de poèmes partitions aux déroulements imprévus. Ce travail sonore\, qui l’amène à collaborer avec divers artistes de la scène électronique et électro-acoustique\, dessine avec humour un espace poétique où le sens des mots\, le corps des lettres et du récitant se provoquent\, luttent ensemble et s’échangent dans des étreintes passionnées. Cofondateur avec Aurélio Diaz Ronda de la revueLe Grand Os (poésies expérimentales et sonores). Organisateur avec Yves Lepestipon des Rencontres des Bouches\, manifestations sauvages dans des coins perdus entre poésie\, promenade\, récit\, conférence\, gastronomie\, théologie\, etc… \n\n	  \n\n	Spectacles / Répertoire / Créations : \n\n	2008 : Corpus/Fragments avec Pierre Jodlowski et Jacky Mérit\, spectacle autour de l’œuvre d’Antonin Artaud (GMEM Marseille\, Les Littérales) 2006 : Poésie Zoo Sonore\, conférence-action autour de la poésie sonore\, création en novembre à Mains D’œuvres (St Ouen) 2004 :Pneuma-Récital\, poésie sonore en solo\, nombreuses dates un peu partout 2003 : Ursonate de Kurt Schwitters\, interprétation d’une grande pièce marquante de la poésie phonétique 2003 : L’Instant M\, spectacle autour du Manifeste Vache de Kurt Schwitters 2002 : Groupe Nominal Sujet\, avec Jean François Besse (contrebidon) et Sébastien Cirotteau (trompette)\, interventions impromptues en lavomatiques (agit-prop-sonore) \n\n	Participation à de nombreux festivals & manifestations : Voix de la Méditerranée\, Marché de la Poésie\, Lundi Cave-Poésie\, Forum des Langues du Monde…) et quelques revues (22mdp\, Linéa\, Odradek…) \n\n	\n	Disques édités : \n\n	R\, poésie sonore (solo) édité chez Pneuma (Toulouse\, 2006)  \n\n	Windpipe Moods\, compilation de poésie sonore\, édité chez Mukow (Londres\, 2005) \n\n	Aphorismes\, avec Sébastien Cirotteau (trompette)\, édité chez Pneuma (Toulouse\, 2005) \n\n	ubuweb\n	lastree
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SUMMARY:Jean-Pierre Bobillot
DESCRIPTION:Jean-Pierre Bobillot\, "poète bruyant" pro-Dada et non-métricien\, comme il aime à se définir lui-même\, est né en 1950. Il vit et travaille à Grenoble où il est professeur à l'Université Stendhal. Il pratique la recréation sonore en studio et la lecture-action en public\, à voix rauque et drôle\, seul ou accompagné. Il se présente volontiers comme un "formaliste lyrique"\, ce qui n'exclut ni la crispation intime\, ni le concassage phonétique\, ni l'implication géopolitique. Il collabore à de nombreuses revues et volumes collectifs dans les registres de la poésie sonore et visuelle\, publie des livres accompagnés de CD ("Le massacre du printemps"\, "PoèmeShow"…)\, est l'auteur de plusieurs essais sur la poésie contemporaine ("Bernard Heidsieck Poésie Action"\, "Trois essais sur la poésie littérale"…)\, et a co-dirigé avec Bernard Heidsieck le Colloque International sur la poésie sonore à Cerisy-la-Salle. \n\n	  \n\n	Biographie \n\n	Le Réel — fiction(s)\, Cadex (1996) ie  \n\n	Crevez le matelas de mots! [+ CD Électre & C \, avec S. Nève]\, L’Atelier de l’Agneau\, (2000) \n\n	PoèmeShow — textes de scènes [+ CD]\, Les Contemporains favoris (2000 : avec S. Nève) \n\n	À ma Dryade — blasons du corps ligneux\, Ecbolade (2002) \n\n	Le Massacre du Printemps [+ CD\, avec J.-L. Houchard]\, Derrière la Salle de bains (2002) \n\n	Live on Pages [+ CD 21’ Live on Stages]\, Lieux-dits (2004) \n\n	Eff&\,mes Rides / Fragments d’un Retable païen [+ CD 21’ \n\n	Roland crève le Matelas & agonise parmi les Rats\, avec J.-L. Houchard\, Alan Greene]\, L’Atelier de l’Agneau (2005) \n\n	Arithmogrammes\, versions\, Itinéraire des Poètes (2008) \n\n	Y a-t-il un Poème dans le Recueil ?\, Voix (2008)
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SUMMARY:Zahia Rahmani
DESCRIPTION:« Je cherche l’homme déplacé et ses espoirs. Je cherche à comprendre la misérable origine de l’infamie\, les certitudes de mes voisins\, la répétition de leur pauvreté\, l’autorité de leurs convictions et de leurs mots. » (Z.R.) \n\n	L’atelier / conférence \n\n	Ouvert à tous. Zahia Rahmani proposera d’y traiter son rapport personnel à l’Amérique et à l’art moderne et contemporain\, en relatant sa rencontre avec l’objet esthétique (peinture\, photographie\, cinéma\, vidéo) comme outil d’éclairage des malentendus de l’Histoire. A partir d’œuvres artistiques montrées et d’extraits de films projetés\, elle introduira les questions philosophiques et politiques de la spoliation et de l’(in)égalité – c’est-à-dire la dépossession mais aussi l’absence de terre et de patrie – en invitant les participants à s’interroger sur leur propre rapport à l’art et à la littérature dans leur construction sociale et identitaire\, puis à échanger pour commencer à penser ensemble la question des (ré-)élaborations (inter)culturelles. \n\n	le film \n\n	Une heure de fresque animée qui dilate le temps de la narration pour nous conter les tribulations de l’émigration juive fuyant les pogroms de l’Empire russe dès 1881\, et débarquant à New York\, la tête pleine des vrilles festives de la musique klezmer et de mélopées religieuses incantatoires. En quelques années\, les enfants de ces réprouvés\, trimant seize heures par jour dans les « ateliers de la sueur »\, s’émancipent du carcan de la tradition yiddish et rencontrent l’âme d’autres esclaves à travers la musique des Noirs américains. De cette fusion naît une énergie neuve pour surmonter les rigueurs de leurs destins. Un « blues commun » déferle alors sur les bouges de l’East Side puis explose à Broadway dans une révolution joyeuse\, sur le staccato d’un rythme de claquettes et dans le grain des voix noires et blanches. Dynamique impossible à canaliser\, vent de panique sur les scènes de music-hall\, percussions et rythmes déchaînés signent le triomphe sur un même sol de deux cultures étrangères qui\, au lieu de se replier sur elles-mêmes et de se laisser figer dans la stigmatisation\, fondent une nouvelle communauté et inventent une véritable culture populaire moderne qui donne un son au rêve américain. La richesse des archives se fond dans un montage tout en pulsations parfaitement adaptées au discours\, et la force du propos invite à visiter et à repenser le « dialogue interculturel » dans une émotion jubilatoire. \n\n\n	Zahia Rahmani est née en Algérie en 1962. Sa famille émigre en France en 1967\, où elle séjourne au camp de Saint-Maurice de l’Ardoise avant de s’installer dans l’Oise où elle grandit\, « sauvée » par la littérature et la fascination pour la    culture populaire américaine\, la musique et le cinéma en particulier. Elle fait des études d’Histoire de l’Art et travaille dans plusieurs lieux d’art contemporain à New York\, Nice et Paris. Elle a fait de sa biographie le matériau de son travail littéraire : ses cinq premières années en Kabylie\, son père devenu harki\, sa langue maternelle le berbère\, son éducation en France\, la question religieuse\, l’apprentissage de l’art\, ont donné lieu à trois livres très remarqués : Moze en 2003 (où elle revient sur les origines du suicide de son père survenu en 1991)\, Musulman\, roman en 2005\, et France\, récit d’une enfance en 2007\, triptyque publié aux Editions Sabine Wespieser. Elle signe également en 2003 une pièce de théâtre\, Ma langue ne veut pas mourir. Eprise de philosophie et de littérature contemporaine (elle collabore à une chronique sur France Culture)\, citant volontiers Primo Levi\, Elias Canetti\, Jacques Derrida ou John Maxwell Coetzee\, elle dirige actuellement un programme de recherche sur l’art contemporain dans la mondialisation à l’Institut National d’Histoire de l’Art et publie de nombreux articles dans diverses revues.
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SUMMARY:Ananda Devi
DESCRIPTION:“Connais-tu les multiples incarnations d’une femme\, toi qui me lis ? Ici\, dans ce pays où rien ne meurt\, où la croyance veut que tout renaisse\, la question se pose. Les métamorphoses sont innombrables. Encore faut-il pouvoir suivre le fil discontinu de tous ses visages.” \n\n	Ananda Devi \n\n	Née à Trois-Boutiques\, mauricienne d’ascendance indienne\, ethnologue de formation (doctorat en anthropologie sociale à l’Université de Londres) et traductrice de métier\, Ananda Devi est entrée en lit- térature il y a une trentaine d’années en tant que poète et nouvelliste. Depuis ses premiers écrits\, publiés dans l’exil\, jusqu’au très beau roman qu’elle nous donne aujourd’hui\, Indian Tango\, elle a construit une œuvre forte et sans concessions. Une œuvre som- bre souvent\, qui parle avant tout d’elle-même\, c’est- à-dire de ce que c’est d’être une femme dans le monde indo-franco-mauricien\, d’être partagée entre les cultures et les religions\, de chercher une liberté accordée à ses désirs et à sa vérité propre. L’île Maurice\, dans sa splendeur et sa diversité mais sans aucun exotisme\, est au cœur d’une œuvre sensible à l’imbrication des identités et des langages. Le style incisif\, musical et pénétrant\, intègre le créole et l’hindi pour dire\, déployer et recréer un espace insu- laire souvent violent et déchiré\, aux personnages cabo“ssés et aux destins marginaux. \n\n	Bibliographie \n\n	Rue la poudrière (Abidjan\, Nouvelles Editions Africaines\, 1989) \n\n	Aux Editions L’Harmattan : Le voile de Draupadi (1993) \,L’arbre fouet (1997)\, Moi\, l’interdite (Dapper\, 2000) Prix Radio France du Livre de l’Océan Indien \n\n	Aux Editions Gallimard : Pagli (2001) Soupir (2002) La vie de Joséphin le fou (2003) Eve de ses décombres (2006) Prix des Cinq Continents Indian Tango (2007) \n\n	 
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SUMMARY:Emmanuel Goujon
DESCRIPTION:Emmanuel Goujon réside en Ethiopie. Intellectuel et homme de terrain\, d'un engagement impressionnant\, il est journaliste- reporter et a notamment publié Espérance et autres nouvelles du génocide rwandais (Hatier)\, ainsi que Depuis le 11 septembre (Gallimard). \n\n	Peuple et Culture Marseille a déjà eu le plaisir d’accueillir Vents d’ailleurs à l’occasion de sa « Semaine des littératures insulaires » en juin 2007\, manifestation organisée en collaboration avec l’association Lectures du Monde qui a elle-même accueilli cet éditeur à plusieurs reprises ces dernières années. C’est dire que nous soutenons ensemble ce travail singulier et remarquable d’un éditeur en région\, auquel nous avons donné carte blanche pour cette soirée à la Librairie Païdos\, autre lieu partenaire dont l’engagement dans la vie intellectuelle et culturelle marseillaise n’est plus à démontrer. \n\n	Vents d’ailleurs a ainsi choisi d’inviter Emmanuel Goujon dont il vient de publier le premier roman\,  Alex et son double. \n\n\n	Vents d’ailleurs est un éditeur indépendant qui publie de la littérature\, des livres jeunesse (fiction et documentaire) et des livres d’art. Créé à Fort-de-France\, actuellement installé dans le Sud de la France\, sa production tente d’établir des passerelles entre le lectorat du Nord et les modes d’expressions artistiques et littéraires du Sud. Sa politique éditoriale bouscule les idées reçues de la vision de l'autre au travers du prisme des cultures dominantes\, et contredit les imaginaires familiers. Elle se construit sur la méfiance d’une approche évidente de la racialité.  \n\n	Ouvrage après ouvrage\, Jutta Hepke et Gilles Colleu combattent les représentations méprisantes et simplistes\, et s’appuient sur la conviction qu’une nouvelle écriture de l’histoire des peuples est une nécessité absolue. \n\n	Reconnu pour la qualité de sa production éditoriale et sa ligne graphique originale\, Vents d’ailleurs établit aussi des partenariats avec des éditeurs du Sud\, est membre de l’Alliance des éditeurs indépendants et de l'association Éditeurs sans frontières. Distribué en Haïti par Communication Plus et au Canada par Dimedia\, Vents d'ailleurs est signataire de la Déclaration des éditeurs indépendants du monde latin signée par 70 éditeurs venus de 23 pays\, réunis en novembre 2005 à l’occasion de la rencontre « Les éditeurs indépendants du monde latin et la bibliodiversité »\, organisée par l’Union latine\, l’Alliance des éditeurs indépendants\, et le Centre Régional pour la promotion du livre en Amérique latine et dans la Caraïbe (CERLALC)\, dans le cadre de la Foire internationale du Livre de Guadalajara au Mexique. \n\n\n	Emmanuel Goujon \n\n	 \n\n	Originaire de la Martinique et né à Paris\, il est issu d’une double culture. Diplômé de l’Institut des études politiques\, il est journaliste par passion et se déplace plus particulièrement là où les médias français sont peu présents. D’abord freelance pour plusieurs médias (Marchés tropicaux\, RFI\, RFO-AITV)\, ses pérégrinations le conduisent en Angola où il découvre les ravages de la guerre. Il se rend au Cabinda\, en Érythrée\, en Éthiopie\, au Mexique\, en Amérique centrale\, puis\, plus proches des Caraïbes\, à Belize\, au Guatemala\, à Cuba\, ainsi qu’à New York et Washington. Il reste particulièrement attaché au Mexique et à l’Éthiopie.  \n\n	En 1998\, l’Agence France Presse lui propose de prendre le poste de correspondant pour la région des Grands Lacs basé à Kigali. Il accepte sans hésitation et plonge dans la douleur du génocide de 1994\, encore très présente\, avec son million de morts. Inspiré par ses rencontres et les témoignages de survivants\, il écrit Espérance\, et autres nouvelles du génocide rwandais. Pendant trois ans\, il couvre pour l’AFP et la BBC la fin de la guerre civile au Rwanda et au Burundi ainsi que la rébellion en République démocratique du Congo. La guerre devient une de ses « spécialités » bien qu’il réfute le qualificatif de « correspondant de guerre » alors qu’il a jusqu’à présent couvert une dizaine de conflits africains. En 2001\, il part pour la Côte d’Ivoire. Il est à Abidjan quand s’écroulent les tours jumelles du World Trade Center de New York. Pendant 48 heures il confie qu’il n’a pas quitté son écran de TV branché sur CNN. En quelques jours il écrit Depuis le 11 septembre\, une réflexion- récit sur le prix d’une vie humaine\, l’arrogance de l’administration Bush\, et sur la différence fondamentale de définition entre mondialisation et globalisation. \n\n	Peu après son arrivée\, et sans lien de cause à effet\, le pays sombre dans la pire crise de son histoire. Emmanuel Goujon est l’un des seuls journalistes à rester dans Bouaké\, capitale de la rébellion\, juste après son occupation par les rebelles. Correspondant régional pour l’AFP et la BBC\, il couvre également le déploiement des premiers casques bleus dans les territoires du Front Révolutionnaire Uni (RUF) en Sierra Leone. Alors que le conflit se calme en Côte d’Ivoire\, la guerre fait rage au Liberia. Il fait de nombreux voyages dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest fondé à la fin du XIXe siècle par des esclaves américains affranchis. Il est l’un des rares journalistes occidentaux à se rendre dans les territoires tenus par les rebelles du LURD. Il est à Monrovia de mai à août 2004 pendant le siège de la ville\, témoigne sur les civils victimes des bombardements\, se rend sur le front et assiste au départ de Charles Taylor. Avec son ami Paul Comiti il tourne un film de 26 minutes sur ces combats\, pour lequel ils obtiennent le 1er prix du Grand reportage d’actualité du Touquet. Le Liberia lui inspire par ailleurs la nouvelle « Les Déchaînés ». \n\n	Après l’assassinat en Côte d’Ivoire de son collègue Jean Hélène\, l’AFP et RFI décident de relocaliser Emmanuel Goujon à Lagos\, capitale économique du Nigeria. En 2006 il quitte enfin le Nigeria pour l’Éthiopie où il vit aujourd’hui. Il est chargé de la Corne de l’Afrique et de l’Union africaine. Il a couvert dernièrement la guerre en Somalie après l’intervention éthiopienne\, « avec toujours à l’esprit ce même désir qu’il y a presque dix ans : être un témoin des souffrances et des lueurs d’espoir »\, dit-il.  \n\n	Le livre \n\n	Alex\, baroudeur\, arpenteur des vastes contrées du monde et écrivain sans lecteur\, n’arrive pas à mourir. Les siècles passent\, le trépas lui est refusé\, le temps et la solitude lui pèsent. Jusqu’à ce qu’il rencontre un personnage tout droit sorti du paradis :  Alexandre Dumas. Entouré d’anges\, celui-ci s’ennuie ferme et préfère rejoindre la Terre\, missionné par saint Pierre\, afin de comprendre la raison de l’immortalité d’Alex.  Toujours en mouvement\, ils parcourent le monde ensemble\, du Mexique au Congo-Kinshasa en passant par le Cabinda en quête de la solution à cette énigme.  \n\n	C’est en lisant le manuscrit d’Alex\, où le mage Taram Uram des Terres Arides traverse le temps\, que Dumas finit par trouver un indice…  \n\n	  \n\n	Emmanuel Goujon  livre ici son premier roman nourri de ses expériences riches en beauté et en horreur. Dans une ambiance toute latino-américaine\, l’histoire aux multiples rebondissements propose une cavalcade à travers le monde à la recherche de bonnes bagarres\, de belles femmes\, de l’amitié et de l’amour. Alex et son double se lit comme coule la vie\, roman d’aventure\, conte philosophique merveilleux qui fait traverser le monde et voyager en soi. \n\n	 
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SUMMARY:D'île en île\, une semaine de littératures insulaires
DESCRIPTION:Ciné-lecture mardi 5 juin à 19h Polygone étoilé \n\n	avec Vinod Rughoonundun (Ile Maurice) lectures poétiques par l’auteur et par la comédienne Isabelle Randrianatoavina \n\n	projections des films mauriciens de David Constantin > Colas\, le dictionnaire (Maurice \, 2003\, 16 mn) \n\n	Colas\, pêcheur à l'île Maurice\, partage son temps entre la pêche et la lecture\, entre la mer qui ne lui rapporte presque plus rien et son vieux dictionnaire qui lui apporte tellement plus… > Bis an vil (Maurice\, 2005\, 14 mn) : Voyage en autobus à l’Ile Maurice un jour de foire.. \n\n	Café littéraire comorien mercredi 6 juin à 19h  L’Oasis marseillais \n\n	avec Soeuf Elbadawi\, Nassuf Djailani et Fahoudine M’zé \n\n	Table ronde Insularités\, écritures et représentations \n\n	jeudi 7 juin à 19h Bibliothèque Départementale de Prêt \n\n	avec les écrivains Gary Victor (Haïti)\, Gisèle Pineau (Guadeloupe)\, Virginie Buisson (Nouvelle-Calédonie)\, Marcu Biancarelli (Corse)\, Raharimanana (Madagascar)\, Nassuf Djailani (Comores) et l’éditrice Jutta Hepke (Editions Vents d’ailleurs). \n\n	Quelle(s) langues(s) inventent les écrivains pour dire leur île ? Pour dire les imaginaires insulaires au regard des mouvements antagonistes qui agitent les “îliens”\, entre repli identitaire et espace d'ouverture\, entre un imaginaire nourri par le rêve ou l'exotisme et celui qui porte les traces de la misère ou de l'enfermement\, entre la préservation ou l'invention d'une langue ? \n\n	Rencontres littéraires Librairie Histoire de l’Œil \n\n	vendredi 8 juin à 19h avec Gary Victor (Haïti)  \n\n	vendredi 9 juin avec Gisèle Pineau (Guadeloupe) \n\n	Ateliers d’écriture  les 6\, 7 et 8 juin\, de 16h à 18h \n\n	Bibliothèque Départementale de Prêt\n	animés par l’écrivain Virginie Buisson (à suivre à la séance ou en totalité)Les auteurs invités \n\n\n	C’est en mutualisant leurs forces et leurs compétences que deux associations\, Lectures du Monde et Peuple et Culture Marseille\, présentent cet événement littéraire au public marseillais. C’est aussi en multipliant les partenariats qu’elles accueillent aujourd’hui\, en divers lieux et sous diverses formes\, des écrivains originaires d’îles francophones dont certaines\, comme la Corse et les Comores\, sont fortement représentées sur le territoire marseillais. Nous affirmons ainsi\, au-delà du plaisir de découvrir et de rencontrer\, notre désir de susciter des échanges entre les diasporas\, et\, ensemble\, de fabriquer un langage avec tous les langages pour dire les identités et les imaginaires insulaires.   \n\n	Pour aborder la manière dont ces langages se posent dans l’écriture et s’élaborent dans la littérature\, nous avons invité des auteur(e)s qui tou(te)s affirment le pouvoir de la création littéraire : maintenir la possibilité d’un espace de réelle liberté\, d’un lieu de résistance. Tous présentent des œuvres ayant une fonction militante mais dépassant et transformant\, par l’étendue de leurs différents registres\, le cadre des affrontements historiques et leurs absurdités. Parce que nous pensons que ces littératures peuvent révéler que l’esclavage\, les colonisations\, les violences\, les peurs héritées du passé\, sont des douleurs qui enseignent l’échange et le partage\, à tout le moins le désir\, ainsi qu’une exigence avide de dignité. Parce qu’elles ont la volonté de partager les vérités de tout passé commun avec la France\, mais aussi celle de partager les responsabilités à venir\, d’estimer ensemble la marche commune dans une sensibilité au réel\, dans des identités relationnelles et des cultures de la présence au monde. Dans la juste posture\, ouverte et fluide\, donnant capacité à se changer en échangeant\, de façon à ce que chacun puisse participer de son origine et ne pas se figer\, comme le dit Edouard Glissant\, « dans des cultures du retirement ». Pour la reconnaissance d’une interpénétration des cultures et des peuples\, sans qu’il y aille de la dissolution ou de la déperdition des personnes mises en contact. Pour une véritable « politique de la Relation ». \n\n\n	Ta table ronde :  Insularités\, écritures et représentations  \n\n	« la langue qu’on écrit fréquente toutes les autres » – Edouard Glissant \n\n	Entre repli identitaire et protectionnisme d’un côté\, et espace d’ouverture\, d’influences et d’échanges\, de l’autre ; entre un imaginaire nourri par le mystère\, le rêve ou l’exotisme d’un côté\, et la figure de l’île maudite portant les traces de la misère\, de la dictature ou de l’enfermement\, de l’autre\, quel(s) langage(s) inventent les écrivains pour dire leur(s) île(s) ? En quelle langue\, pour dire la présence en eux d’autres langues ? Quels (r)apports et quelles bigarrures mettent-ils en jeu pour fabriquer et adresser ce qu’on pourrait appeler des « littératures de la cohabitation culturelle » ? \n\n\n	Les auteurs invités \n\n	Vinod Rughoonundun  \n\n	Mauricien d’origine indienne\, il a été enseignant et journaliste avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie en 1993 Mémoire d’étoile de mer\, texte poétique unanimement salué par la critique comme porteur du plus beau souffle. Suivent La saison des mots et Chair de toi\, premier texte érotique et sensuel de la littérature mauricienne\, qui part à la recherche des correspondances entre corps et verbe\, et où la poésie ignore les habitudes imposées de l’espace et du temps. Les éditions Naïve rééditent en 2006 Daïnes\, nouvelles fantastiques qui évoquent la mort sous des aspects inédits et aberrants\, et condensent les dilemmes réels des sociétés multiculturelles en devenir. \n\n	Soeuf Elbadawi est né en 1970 à Moroni\, Comores. En 1992 il s’installe en France pour des études de lettres modernes. Aujourd’hui il partage son temps entre Paris et Moroni. Journaliste engagé il collabore à RFI\, écrit pour les revues Africultures\, Riveneuve Continents et depuis 2005 pour Kashaki aux Comores. Il est aussi producteur de musique\, réalisateur de film\, cf. « Moroni Undroni Mndroni ». Il dirige depuis 2006 le Komor4 Festival un rendez-vous festif des « iles situées en mer indianocéane » en infatigable agitateur et passeur culturel.  Ecrivain il coorganise avec J.L. Raharimanana le recueil « Dernières nouvelles de la Françafrique » (Ed. Vents d’Ailleurs). Et publie en 2007 chez Bilk § Soul « Moroni Blues ; Chap.II »\, livre-manifeste contre le repli identitaire\, empruntant à la fois à la poésie\, à l’image\, à l’anthropologie\, à l’histoire. \n\n	Nassuf Djailani appartient à la créative et toute jeune génération comorienne émergente. Né à Mayotte (Comores) en 1981\, après des études secondaires à Marseille\, il part à Bordeaux pour des études d’histoire et de journalisme. Actuellement pigiste pour la radio\, la télé et la presse écrite. A son actif d’écrivain\, deux recueils poétiques : Spirale et Roucoulements (grand prix littéraire de l’océan indien). Il est aussi l’auteur d’un petit livre de nouvelles\, Une saison aux Comores\, où il décrit avec humour et tendresse les charmes et les travers de la société comorienne. Edité par Komedit (maison d’édition comorienne). \n\n	Fahoudine Ahamada-M'zé \n\n	Autre jeune pousse prometteuse de la créativité comorienne\, Fahoudine Ahamada-M’zé est né en 1980 à Ouzioini aux Comores. Après des études secondaires à Marseille il est actuellement étudiant en licence de philosophie à Aix-en-Provence. Il est l’auteur d’un premier roman prometteur et rageur sur le sort confisqué des jeunes filles comoriennes et par ricochet celui des garçons « La secte de la virginité » publié aux editions Kwanzaa ( Saint Michel L’Observatoire) . Son prénom d’écrivain Fahoudine est aussi celui de l’un de ses personnages dont il a programmé la mort dans la suite de « quelques livres à venir ». \n\n	Virginie Buisson \n\n	Géographe de formation\, historienne de coeur\, auteur de récits forts sur sa jeunesse en Algérie\, la Nouvelle-Calédonie est l’autre versant de sa mémoire. Chargée de mission du gouvernement Rocard pour l’insertion des jeunes en Nouvelle-Calédonie de 1988 à 1995\, elle publie en 2001 un essai capital\, Lettres retenues\, correspondances censurées des déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie\, remarquable travail d’archives d’où surgit une puissance romanesque infinie. Commissaire d’expositions (Les proscrits\, Billet de passage)\, réalisatrice d’émissions radiophoniques pour France Culture\, elle collabore à des projets théâtraux en résidence et anime de nombreux ateliers d’écriture. \n\n	Jean-Luc Raharimanana  \n\n	Son œuvre tire son origine à la fois des histoires et légendes que racontait son père\, professeur d’Histoire\, et des images de violence\, de misère et de mort\, dont il a été témoin direct dans le Madagascar de son enfance. Une langue piétinante\, haletante\, rageuse\, qui conserve le souffle et le rythme de sa langue maternelle\, mais aussi un ton lyrique et fiévreux saisissant\, marquent ses recueils de nouvelles (Lucarne\, Rêves sous le linceul) et son premier roman. Exilé en France depuis 1989\, il enseigne\, conte\, collabore à plusieurs revues\, et signe L’arbre anthropophage\, un essai d’envergure remarqué. Son dernier livre\, Madagascar 1947\, est publié aux éditions Vents d’ailleurs. \n\n	Marcu Biancarelli \n\n	Originaire du sud de la Corse\, il enseigne la langue corse au lycée de Porto-Vecchio\, et il écrit en corse. Auteur de poésies\, de nouvelles et d’un roman\, il met en scène des vies insulaires ou des situations extrêmes empruntées à des situations historiques et à toutes sortes de pays dans le monde\, dans une écriture vive et crue charriant l’angoisse de l’enfermement\, des impasses\, des médiocrités\, et interrogeant la fascination pour la violence. Pour ses deux recueils de nouvelles\, Prisonnier et Saint Jean à Patmos\, il a obtenu le prix du livre insulaire d’Ouessant en 2000 et 2002. Publié en édition bilingue chez Albiana à Ajaccio. \n\n	Gary Victor est né en 1958 à Port-au-Prince (Haïti) où il réside toujours. Agronome de formation\, il exerce ensuite le métier de journaliste : presse écrite\, émission de radio\, feuilletons télévisés. Il est l’un des romanciers les plus lus en Haïti. Il porte un regard lucide et sans complaisance sur la société haïtienne et il a développé dans ses romans le concept de « réalisme imaginaire » qui lui semble être au cœur de la complexité de la politique et de la vie hallucinée de ses concitoyens. Il a publié tous ses romans à compte d’auteur en Haïti jusqu’à leur reprise par les éditions Vents d’Ailleurs : A l’angle des rues parallèles (Prix Fiction Ouessant 2003) ; dernier roman paru\, Les cloches de la Brésilienne. Goncourt pour le prix des lycéens 2007. \n\n	Gisèle Pineau est guadeloupéenne\, née  à Paris en 1956.  Sa grand mère  paternelle venue de la Guadeloupe lui raconte en créole l’île «  papillon » et sa mythologie. Revenue en métropole en 2000\, après vingt ans passés aux Antilles où elle a travaillé comme infirmière en psychiatrie\, elle s’installe  de nouveau à Paris. Ses romans\, depuis La grande drive des esprits publié en 1993\, sont peuplés de fantômes et de regards portés sur son île : scènes de voyages\, expériences de l’exil et de la différence\, secrets de famille et vies brisées\, chair et épaisseur des personnages\, destins singuliers cent cinquante ans après l’esclavage. L’apport créole traverse la langue française et le dernier roman publié en 2007\, Mes quatre femmes\, se souvient de ces femmes d’un autre temps dont elle est l’héritière.
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SUMMARY:Bascule et parallèle
DESCRIPTION:  \n\n	Bascule/ est avant tout la tentative d’écriture d’un rêve persistant\, mue par la nécessité de lui donner vie par les mots\, de leur offrir un sens en les livrant au récit\, à la fiction. C’est un texte de voix et de peaux\, de feu et de sang\, sécrétions langagières d’un corps sonore et parlant\, qui trouve sa musique. C’est aussi un regard tourné vers le piège des images intérieures (ex)statiques qui s’entrechoquent aux réalités d’un dehors qui se déforme. Cette poétique\, irréductible à un langage déjà constitué\, où la langue se fait incandescente\, violente et douce tour à tour\, convoque une performance d’auteur-acteur funambule du souffle et du récit en train de se réécrire au cours de sa lecture. Maelström Editions\, 2006. \n\n	  \n\n	Pierre Guéry est né en 1965 à Marseille\, il étudie d’abord la musique\, qui marque son rapport à la poésie dite “sonore”\, très rythmée et volontiers empreinte de souffles. Diplômé en lettres et en didactique des langues\, il enseigne\, traduit et critique dans diverses revues en France et à l’étranger\, puis il anime de nombreux ateliers d’écriture et continue de forger sa pratique personnelle “transgenre” dans les micro- sillons américains de la beat generation et \n\n	du mouvement lettriste français : une poésie vivante\, perfor(m)ée\, slamée\, rock’n’roll attitude ! Son écriture invite à la profération et transmet une langue de chair à haute puls(at)ion. Invité en 2005 du Festival Nomade de Performances Poétiques Teranova en Lorraine et en mai 2006 en résidence de travail à Montévidéo à Marseille avec Thierry Raynaud et Pierre Laneyrie\, il travaille actuellement pour d’autres scènes (France\, Belgique\, Italie). Il prépare une installation sonore de Music Poéstreet (poèmes urbains\, portrait radiophonique pour Arte Radio)\, et Zik’ Lang’ Mix\, une performance avec le guitariste Jean-Marc Montera (GRIM). Egalement auteur de nouvelles et autres textes courts\, il collabore à Carbone\, revue d’histoire potentielle (éditions Le Mort Qui Trompe). \n\n	PUBLICATIONS > Scélisces\, poème visuel (5 épreuves d’artistes\, Editions plAine pAge\, 1999) \n\n	> Kit to be hacked & Slack(ness)\, poèmes électroniques (Compact Disc\, L’Ovni Tendre/ Bourbaki\, 2000 et 2002) > In Memoriam Jean Sénac\, poésie (Revue Algérie Littérature Action\, n° 87-88\, 2005) > Alien-Nation\, mécanique de parole pour la scène (Maelström Editions\, Bruxelles\, 2006) > Bascule/ récit vers l’outre-tombe (Maelström Editions\, Bruxelles\, 2006) \n\n	> Erotographie\, roman (Editions Biliki\, collection Kaki Jaune\, Bruxelles\, 2006) \n\n\n	  \n\n	Bascules \n\n	vidéo d’Emanuel Rojas (France/Colombie\, 2006\, 15 mn) \n\n	Bascules livre en images l’écoute et la lecture du texte de Pierre Guéry par Emanuel Rojas\, jeune cinéaste colombien vivant à Marseille. A partir d’un matériau tourné dans une prison de Bogota\, appelé à devenir un long métrage documentaire intitulé Passage dans le jardin du diable\, le cinéaste propose ici une étape\, montage original en résonance esthétique et politique avec le texte : à l’enfermement du rêve répond l’enfermement de la réalité\, et la “fuite” ne peut être que créatrice. \n\n	Paraiso \n\n	film de Felipe Guerrero (Colombie\, 2006\, 55 mn) \n\n	Paraiso (Paradis) évoque de façon poétique un pays et sa mémoire historique. S’inspirant du mouvement littéraire rebelle du Nadaismo (Néant\, ou Nihilisme) des années 60\, ce film est un portrait intime de la vie moderne en Colombie. Les personnages qui traversent le film sont des témoins sans défense ; un passé les écrase violemment et dans le présent ils semblent être les habitants d’un paradis vulnérable. Le mélange du grain doux du Super 8\, des archives en noir et blanc et de la vidéo\, fait vibrer la réalité d’un pays plongé dans sa propre guerre sans fin. Paraiso est le troisième film de Felipe Guerrero. Sélectionné au FID Marseille en 2006\, il a obtenu la Mention spéciale du Premier film. \n\n	 
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SUMMARY:Gaël Lépingle
DESCRIPTION:Je préfère la réalité \n\n	2003\, 40 min\, autoproduction\, couleur\, France \n\n	"Rita Hayworth\, ma grand-mère et moi. Le temps passe. Les \n\n	images vieillissent… elles aussi". [G.L]. \n\n	Un collage visuel et sonore détonant qui superpose et croise les destinées d’une grand-mère face à un Alzheimer naissant et de la star de cinéma Rita Hayworth. \n\n	La Prisonnière du pont aux Dions \n\n	2005\, 27’\, autoproduction\, couleur\, France \n\n	« J’avais quatorze ans lorsque Georges Besse fut exécuté. Quelques mois plus tard\, les membres d’Action Directe furent arrêtés dans une ferme du Loiret\, non loin d’Orléans où j’habitais. J’en perçus des mots\, des noms\, des images\, réduits au fait divers. Et puis plus rien. Un nom m’était resté cependant. Celui de Nathalie Ménigon. » [G.L.] \n\n	Sur les brisées esthétiques des films-essais\, La Prisonnière du Pont aux Dions s’inscrit au croisement du politique et de l'intime. Enraciné dans les fragments d'un texte du philosophe Alain Badiou – analyses des idéologies révolutionnaires du vingtième siècle -\, le film fait advenir la figure de Nathalie Ménigon. Combattante au sein du groupe Action Directe\, n'ayant jamais renié la violence de son engagement politique\, Nathalie Ménigon est aujourd’hui très malade. Et se voit toujours refuser une demande de libération conditionnelle\, alors que sa peine de sûreté est révolue. Le retour dans notre actualité\, à travers les revendications politiques d’AD\, de cette mémoire totalement occultée entre étonnamment en résonance avec quelques-unes des questions les plus brûlantes de notre époque : précarisation\, expulsion\, paupérisation\, chômage\,etc. Fondé sur une diversité de matériaux textuels (pensée philosophique\, brochure de tourisme\, tracts\, "journal intime")\, La prisonnière du pont aux Dions est un film qui ne craint pas la parole\, très présente\, et interroge\, entre autres\, les devenirs répressifs et sécuritaires de nos modes de vie. \n\n\n	Gaël Lépingle a collaboré aux Etats Généraux du film documentaire de Lussas pendant dix ans. Il se partage entre ateliers de programmation\, livrets d'opéras pour enfants et contribution à différentes revues de cinéma (La revue Documentaires\, Vertigo). Il a réalisé trois films documentaires\, tous autoproduits\, "Les Mercredis" (1998)\, "Je préfère la réalité" (2003) et "La prisonnière du pont aux Dions" (2005). \n\n	Il a permis de faire redécouvrir l'œuvre du cinéaste Guy Gilles à travers différents festivals et publications. \n\n	Je préfère la réalité a été sélectionné dans le festival : Les Écrans documentaires (Arcueil\, 2003). \n\n	 
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SUMMARY:Martin Melkonian
DESCRIPTION:Par son travail d’écriture\, Martin Melkonian tente de rappeler l’être profond de chacun\, cet être parfois assujetti\, d’autres fois en sommeil\, le plus souvent raréfié. Il recueille les peines tombées dans des trous de mémoire où la vie patine\, voire s’exténue. Parmi ces trous de mémoire qui peuvent altérer la parole et la communication\, le génocide arménien de 1915-1916 tient une place prépondérante. C’est à partir de cette précarité historique que l’écriture advient ; qu’elle rend possible l’être\, témoignant d’une présence au monde renouvelée.\n\n	 \n\n	Vendredi 10 novembre 2006 Conversations au bord du vide\n\n	une lecture mise en espace par Martin Melkonian & Pierre Guéry \n\n	Le texte : \n\n	Un homme questionne un autre homme. Il y a une blessure en l’un\, complicité de la blessure en l’autre. Dans le dialogue qui s’installe le récit s’alimente\, la mémoire se ranime: des mots précis\, francs et pudiques\, qui tombent comme une pluie fine et continue dans des trous d’identités. Gravité de la parole\, vertige de l’écoute\, lumineuse reconstruction de l’abyme. \n\n	Samedi 11 novembre 2006 De l’écran à l’écrit\n\n	premier temps (14h-18h) : projection d’un court-métrage surprise suivi d’un atelier d’écriture animé par Martin Melkonian \n\n	second temps  (20h30): projection d’un long métrage \n\n	Le retour du poète (Poeti veradardze) \n\n	film de Harutyun Khatchatryan (Arménie\, 2005\, 82 mn) \n\n	suivi d’un échange avec Martin Melkonian \n\n	Le film : \n\n	Pour rendre hommage au célèbre poète arménien Jivani\, une haute statue du personnage est sculptée\, destinée à trouver place dans son village natal. Le cinéaste suit d’abord les étapes du travail du sculpteur\, puis le périple censé conduire le monument sur le site de son inauguration. Mais le voyage de ce retour est long et plein d’embûches… Traversant des paysages abrupts et ponctué seulement par les chants du poète\, interprétés par des habitants croisés ici et là\, ce road-movie d’une statue figée et mobile décrit l’Arménie d’aujourd’hui\, entre modernisation balbutiante et traditions menacées de disparition \n\n\n	Bio-biblio : \n\n	Martin Melkonian est l’auteur d’une suite autobiographique : Le Miniaturiste\, Désobéir\, Loin du Ritz\, Les Marches du Sacré-Cœur\, Monsieur Cristal\, Le Clairparlant\, ouvrages parus chez Parenthèses\, au Seuil et au Bois d’Orion (1984-2006). Ses autres livres comme\, par exemple\, Le Corps couché de Roland Barthes (Armand Colin\, 1993)\, Clara Haskil\, portrait (Josette Lyon\, 1995)\, De la boulimie et de la privation (Armand Colin\, 1993) ou Edward Hopper luttant contre la cécité (éditions d’écarts\, 2005) engagent un dialogue avec des figures de notre mythologie contemporaine. Il vient de signer la postface de Ils sont assis\, document exceptionnel du photographe Max Sivaslian sur la vie quotidienne de détenus en Arménie (Editions Parenthèses\, collection Diasporales\, 2006). \n\n	Il est né en 1950\, à Paris. \n\n	  \n\n	  \n\n	–Le Miniaturiste\, Seuil\, 1984 ; prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres\, 1985 ; nouvelle édition : Parenthèses\, 2006 \n\n	–Désobéir\, Seuil\, 1986 \n\n	–Loin du Ritz\, Seuil\, 1988 \n\n	–Département des nains\, Séguier\, 1988 \n\n	–Le Camériste et autres récits\, Maurice Nadeau\, 1991 \n\n	–De la boulimie et de la privation ou Le Magasin des troubles\, Séguier\, 1988 ; nouvelle édition : Armand Colin\, 1993 \n\n	–Le Corps couché de Roland Barthes\, Séguier\, 1989 ; nouvelle édition : Armand Colin\, 1993 \n\n	–Les Marches du Sacré-Cœur\, Le Bois d’Orion\, 1995 \n\n	–Clara Haskil\, portrait\, Josette Lyon\, 1995 \n\n	–Montagne froide\, Passage\, 1982 ; nouvelle édition : Fourbis\, 1996 \n\n	–Monsieur Cristal. Journal 1977-1982\, Le Bois d’Orion\, 1997 \n\n	–Le Clairparlant. Journal 1997-1998\, Le Bois d’Orion\, 2000 \n\n	–Ruptures. Moments de vérité (en collaboration avec Véronique Chauveau)\, Autrement\, 2003 \n\n	–Pèlerinages tibétains : le goût du sacré \n\n	(avec Pierre Crié\, photographe)\, Autrement\, 2004 \n\n	–Conversations au bord du vide\, éditions d’écarts\, 2004 \n\n	-Préface à La Politique du Sultan de Victor Bérard\, Le Félin\, 2005 \n\n	–Edward Hopper luttant contre la cécité\, éditions d’écarts\, 2005 \n\n	-Postface à l’album photographique de Max Sivaslian\, \n\n	Ils sont assis\, Parenthèses\, 2006 \n\n	Ouvrages disponibles à la librairie Histoire de l’œil \, 25 rue Fontange\, 13 006 Marseille \n\n	  \n\n	Avec le soutien du CNL\, de la DRAC-Paca et de Images en Bibliothèque/ Mois du Documentaire \n\n	Et le partenariat du Théâtre Les Argonautes\, du Polygone Etoilé (association Film-Flamme)\, de la Librairie Histoire de l’œil et des Editions Parenthèses \n\n	  \n\n	Un lieu. Irreprésentable. Il se trouve en chacun de nous. Deux voix incarnent la même personne. En elle\, la rumeur\, le non-dit\, la volonté de savoir. Aucune échappatoire possible. C'est l'heure de vérité. \n\n	Blessure\, complicité de la blessure. Dans le "dialogue" qui s'installe le récit s'alimente\, la mémoire se ranime. Des mots\, des bouts de langue tranchés tombent comme une pluie dans des trous d'identité. Gravité de la parole\, vertige de l'écoute. Lumineuse reconstruction de l'abyme.
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SUMMARY:Maïssa Bey (Algérie) et Dimitri Analis (Grèce)
DESCRIPTION:Lectures et échanges \n\n	Mercredi 5 avril à 19h Rencontre avec Maïssa Bey \n\n	à la librairie Histoire de l'œil 25 rue Fontange 13006 Marseille \n\n	Entrée libre \n\n	Maïssa Bey est née en 1950 au sud d’Alger\, elle vit à Sidi-bel-Abbès et travaille au Ministère de l’Education.  \n\n	Elle est l'auteur de nombreux ouvrages\, dont plusieurs collectifs\, elle publie des nouvelles (Nouvelles d’Algérie\, Grasset\, 1998)\, récits (Entendez-vous dans les montagnes et Cette fille là\, Editions de l’Aube 2002 et 2001) et journaux (Journal intime et politique\, Algérie 40 ans après\, Aube\, 2003)\, dont le caractère autobiographique se mêle à l’histoire algérienne contemporaine en faisant une belle place à la vie et au rôle des femmes dans une société chamboulée\, prise entre immobilisme et changement.  \n\n	 Rencontre avec Dimitri Analis \n\n	Lectures et échanges \n\n	Vendredi 7 avril à 19h \n\n	à la librairie Histoire de l'œil 25 rue Fontange 13006 Marseille \n\n	Entrée libre \n\n	  \n\n	Dimitri Analis est né en 1938 à Athènes. \n\n	Homme de double culture et poète francophone\, traducteur en grec de Yves Bonnefoy et Julien Gracq\, il a publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles (Eloge de la proie\, L’autre royaume aux Editions de la Différence\, Hommes de l’autre rive ; Amitié\, temps et lumière aux Editions Obsidiane\, co-écrit avec le grand poète libanais Adonis)\, ainsi que des essais sur l’art et les voyages (Fassianos ; Théâtre\, Eschyle ; Majestueuses Iles grecques). Spécialiste de la géostratégie\, il a été conseiller aux Affaires Etrangères et est également auteur d’ouvrages sur les relations internationales\, les crises et les minorités (Chronique d’un peuple assiégé\, Yougoslavie 1993-1996\, aux Editions L’Age d’Homme).  \n\n	  \n\n\n	  \n \n\n	Maïssa Bey\, Le magazine Littéraire\, n° 451\, mars 2006 \n\n	“ Je qualifierais mes relations avec lefrançais de "mutuelle complicité" empruntant l'expression au poète algérien Djamel Eddine Bencheikh. Parce que le suis née dans un milieu où l'arabe parlé et le français cohabitaient\, je suis allée de l'un à l'autre sans questionnement. C'estdans la langue française que j'ai appris à lire et à écrire sous la colonisation. Mes connaissances en arabe "classique" ne se sont développées qu'au lycée où cette langue m'était enseignée comme… langue étrangère ! Lefrançais m'est une langue naturelle\, elle est en moi\, et en bien d'autres\, la trace irréfragable d'une histoire individuelle\, mais aussi d'une histoire collective. Et je vis cela comme une extraordinaire richesse. \n\n	  \n\n	Si la francophonie "repose sur le sentiment d'appartenir à une communauté que fonde l'usage d'une langue\, le français"\, je ne peux qu'être francophone. Je la vois comme lieu des diversités vivantes et parfois remuantes de la languefrançaise. Mais les catégories sont très difficiles à établir: irait on chercher Rousseau\, Simenon ou Camus sur les rayonnages des littératures francophones ? Un écrivain peut il se définir uniquement par son lieu de naissance ? Par sa nationalité d'origine ou par celle qu'il a choisie? Je suis algérienne\, et donc géographiquement africaine. Comme beaucoup d'écrivains\, je m'interroge sur mon identité\, sur mon histoire\, sur mon rapport à l'Autre et à l'ailleurs. Je préfère penser la littérature comme un point de convergence où se reconnaîtraient tous ceux qui tentent de rejoindre l'humain en l'homme. \n\n	  \n\n	Écrire\, c'est s'emparerde la parole\, et surtout entrer par effraction dans l'espace public pour faire entendre sa voix. C'est\, dans des sociétés telles que la nôtre\, bardées d'interdits\, l'une des seules possibilités que l'on a d'exister. Autrement Il y a autre chose… les sujets que j'aborde… le plaisir\, le désir desfemmes\, l'inceste\, l'avortement\, l'homosexualité\, tout ce que les hommes ne se privent pas de décrire\, sans penser à se censurer : l'écriture est ce qui m'a toujours permis de façonner le monde à la mesure de mes rêves\, d'expulser mes révoltes pour aller au delà de mon impuissance à le changer. C'est ainsi que j'ai écrit\, quelques semaines après le séisme de Boumerdes\, Surtout ne te retourne pas. ” \n\n	  \n\n	Propos recueillis \n\n	par Eloise Brezouit
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SUMMARY:Est-Cris - Roumanie\, voix et regards
DESCRIPTION:Est-Cris – Roumanie\, voix et regards \n\n	Vendredi / 19h Lectures et performances poétiques / musique / échanges \n\n	Letitia Ilea\, poète > lectures bilingues de ses textes et d’auteurs roumains contemporains Isabelle Randrianatoavina\, comédienne\, ex-membre du collectif Le Larynx > performance poétique (textes de Ghérasim Luca\, poète roumain de langue française) \n\n	Patrice Gabet\, violoniste et saxophoniste du groupe Aksak (musique des Balkans) > improvisations musicales qui mêleront ses cordes et son souffle à la parole poétique \n\n	Cinéma documentaire / échanges \n\n	Vidéogrammes d’une révolution \n\n	de Harun Farocki 1992\, 107 mn\, couleur \n\n	Samedi 1 er avril à 19 h Lectures et performances poétiques / échanges \n\n	Letitia Ilea\, poète > lectures bilingues de ses textes et d’auteurs roumains contemporains \n\n	Carmen Mihai\, écrivain et universitaire\, auteur de Roumanie multiple (Ed. Autres Temps) > paroles de Roumanie\, échanges \n\n	Voyage dans l’irréalité immédiate \n\n	de Jean Lefaux et Anca Hirte \n\n	2004\, 77 mn\, couleur en présence d’Anca Hirte\, cinéaste \n\n	Et puis musique. \n\n\n	> Letitia Ilea est née à Cluj où elle vit. Elle est poète et professeur de français : “souvent le premier vers vient en français”\, dit-elle. Elle a publié plusieurs recueils en roumain : Euphémisme (1997\, éd. Idea)\, Chiar viata (1999\, éd. Paralela 45)\, O persona seriosa (2004\, éd. Limes) ; et en français\, langue dans laquelle elle se “tra- duit” elle-même : Lorsque je suis née (2003\, Revue Europe\, n°894)\, Apprivoiser le silence (2005\, édi. Autres Temps)\, Est-Cris (2005\, éd. Transignum)\, Terrasses (2005\, CIPM)\, résultat d’une rési- dence au CIPM\, poèmes écrits à diverses terrasses de cafés marseillais\, occasion d’un rendu au public marseillais par la voix de l’auteur elle-même. \n\n	“la langue dans laquelle j’ai prononcé mes premières paroles est une langue morte.parce que mort est l’enfant aux pleurs de qui venaient s’abreuver les papillons.parce que morte est la flamme dans les yeux de ma mère.et mort est mon père qui dans cette langue a crié son refus.son insoumission.personne ne l’a écouté.cette langue\, je l’ai aimée d’un amour sans pareil.cruel comme tout amour.cette langue\, je ne peux plus y boire à ma soif.y cacher mon visage.je l’ai aimée et elle m’a punie.donnez-m’en une autre.donnez-moi une autre langue pour crier ma douleur.une langue où je puisse pleurer mon père.et\, pourquoi pas\, les années que j’ai mis pour comprendre”. \n\n	Le Réberbère\, extrait de Terrasses\, CIPM\, 2005 \n\n	Letitia Ilea figure parmi les auteurs invités par l’AFAA au Salon du livre de Paris et à la tournée en France dans le cadre du festival “Francofffonies”. Elle était par ailleurs au programme des “Belles étrangères” consacré en 2005 à la Roumanie. \n\n	> Vidéogrammes d’une révolution\, de Harun Farocki (1992\, 107 mn\, couleur) Décembre 1989.  \n\n	 \n\n	  \n\n	La révolution roumaine est télévisée. La maîtrise de l’image permet celle du pouvoir : jusqu’ici\, le film enregistrait l’histoire ; depuis\, “si le film est possible\, alors l’histoire est également possible”. Remontage d’images professionnelles et amateurs des événements\, ce document émouvant et humoristique\, d’une grande maîtrise formelle\, est une chronique\, une analyse et un monument. Grand cinéaste allemand\, Harun Farocki dit de son travail : “Il faut être aussi méfiant envers les images qu’envers les mots. Les deux sont tissés dans des contextes de signification. […] Ma voie\, c’est d’aller à la recherche d’un sens englouti et de déblayer les images”. \n\n	> Voyage dans l’irréalité immédiate\, de Jean Lefaux et Anca Hirte (2004\, 77 mn\, couleur)  \n\n	 \n\n	Oana est étudiante\, Nicu technicien\, Lucian journaliste et Horian-Roman philosophe et écrivain. Ils nous parlent de leur pays la Roumanie et de ses mythes. Ils parlent à cœur ouvert\, dans un temps sus- pendu\, hors du monde\, dans un intérieur\, le leur. Et leur parole est universelle. \n\n	“Qu’y a t-il derrière ces images qu’elles ne peuvent dire : quel état d’esprit singulier autorise ces exactions\, quel malaise paralyse la volonté et pourquoi là\, de cette façon\, et nulle part ailleurs ? Ce film\, comme un voyage\, pour élucider cette énigme.” Anca Hirte \n\n	> Anca Hirte est cinéaste\, formée à la réalisation de films documentaires aux Ateliers Varan atelier Roumanie\, installée à Paris depuis 1994. Elle a réalisé avec Jean Lefaux De la chute\, film très remar- qué par la presse\, puis Galipettes et pas de loups suivi de Les Petits loups dansent. Elle fût aussi conservatrice au Musée du Paysan Roumain à Bucarest.
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SUMMARY:Gérard Noiret
DESCRIPTION:Dire les gens\, raconter des vies\, une ville de banlieue à l’articulation du 20ème et du 21ème siècle\, se tenir tout près des évènements minuscules mais essentiels\, coller au vrai avec des mots de tous les jours mais dans des formes inédites et exigeantes\, tel est son vaste et durable projet poétique quels que soient les genres vers lesquels il se tourne (roman\, théâtre\, essai\, poésie\, dans une dimension moderne de l’épique). Son œuvre tire sa singularité de sa pluralité\, travail minutieux d’assemblages qui joue avec le temps et la multitude des voix en marge\, pour dessiner une fresque sociale faite de confluences où les humeurs circulent et font corps. Le vrai sujet en est le temps\, le monde qui se transforme et que la parole matérialise\, révélant l’humaine condition de devoir parler\, avec des mots pour savoir que le temps passe ; des mots pour se dire hommes\, “ pris dans les choses ” mais pas choses.  \n \n\n\n	  \n\n	Gérard Noiret est né en 1948. Il a travaillé en usine avant de devenir animateur en banlieue à partir de 1972. Entré au comité de rédaction de la revue Esprit dès 1978\, puis à la Quinzaine Littéraire et à Europe\, il a toujours mené de front ses activités socioculturelles et littéraires\, tout en se présentant volontiers comme un écrivain autodidacte advenu grâce à l’éducation populaire. Prix Tzara\, Prix des Découvreurs\, il fut membre de l’académie Mallarmé et dirigea une collection de poésie aux Editions Maurice Nadeau. Ses articles critiques paraissent dans de nombreuses revues et journaux (La Polygraphe\, Action Poétique\, Poésie 1/ Vagabondages\, L’Humanité\, Révolution) et il collabore régulièrement à des émissions sur France Culture et France Inter. Il anime de nombreux ateliers d’écriture\, lit et met en scène ses textes et ceux des autres\, dont André Frénaud. \n\n	  \n\n	Bibliographie \n\n	Le pain aux alouettes\, Temps actuels\, 1982 \n\n	Chatila\, Actes Sud\, 1986 \n\n	Je ne mange pas de ce pain là\, poésies contre le racisme (anthologie)\, Messidor\, 1987 \n\n	Le commun des mortels\, Actes Sud\, 1990 \n\n	Chroniques d’inquiétude\, Actes Sud\, 1994 \n\n	Tags\, Maurice Nadeau\, 1994 \n\n	Toutes voix confondues\, Maurice Nadeau\, 1998 \n\n	Polyptique de la dame à la glycine\, Actes Sud\, 2000 \n\n	Pris dans les choses (1985- 2002)\, Obsidiane\, 2003 \n\n	Maelo\, L’Idée bleue\, 2005 \n\n	 
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SUMMARY:Virginie Buisson
DESCRIPTION:Virginie Buisson  \n\n	Née à Meaux en 1944\, elle a vécu avec sa famille en Lorraine\, dans l’Algérie en guerre de 1954 à 1962\, et en Normandie. Enseignante puis chercheur en Sciences Sociales\, géographe et historienne\, elle fut chargée de mission du gouvernement  de Michel Rocard pour l’insertion des jeunes en Nouvelle-Calédonie de 1988 à 1995.  \n\n	Son premier roman\, L’Algérie ou la mort des autres\, paru en 1978\, a été consacré par le Prix des Bibliothécaires en 1983. En 2001 elle a publié un recueil de Correspondances censurées des déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie\, lettres et mots qui n’ont jamais atteint leurs destinataires. Ces Lettres retenues ont donné lieu à plusieurs lectures publiques (Théâtre du Maquis\, Nuits de la Correspondance) et à trois expositions (Billet de Passage\, Les proscrits\, et Honoré Bonnaventure). Elle revient en 2003 vers l’Algérie de son adolescence : Le silence des otages a la concision clinique des récits si intimes qu’il leur faut être dépouillés à l’extrême pour n’être pas impudiques. \n\n	Après Grenoble et Brest (où elle fut écrivaine associée de la Scène Nationale du Quartz)\, elle est installée aujourd’hui à Arles\, anime de nombreux ateliers d’écriture et publie prochainement un grand roman historique sur la Nouvelle-Calédonie\, Vallée des colons. \n\n	  \n\n	Bibliographie \n\n	L’Algérie ou la mort des autres \n\n	Ed. La pensée sauvage & coll. Folio Junior Gallimard Jeunesse\, 1978 \n\n	En 1955 l’auteur a onze ans. Elle quitte alors la Lorraine avec sa mère et ses jeunes frères pour rejoindre son père\, gendarme\, muté en Algérie quelques mois auparavant. \n\n	A l’enchantement de la découverte d’un nouveau ciel\, de la mer et d’autres habitudes\, succède la peur qui oblige à se confiner à l’intérieur des maisons. L’adolescente mélancolique mais aussi rageuse\, qui voudrait jouir de la vie\, ne peut éviter de voir la mort et la torture autour d’elle\, jusqu’à ce jour où Jacques\, un soldat du contingent\, est tué tout près d’elle\, à bout portant\, par un homme de l’OAS\, pour avoir tenter de porter secours à un enfant algérien froidement assassiné par le même homme… \n\n	Le récit\, forgé dans une mémoire de sang et de cris\, fait sur le ton de la confidence\, rend sensible et présente la douleur de l’horreur\, tout en donnant à voir le cheminement d’une pensée\, d’une conscience désireuse de comprendre pour se situer. A chaque page petites phrases émerveillées qui disent la douceur de la nature lumineuse\, à chaque page petites phrases haletantes et laconiques qui ponctuent l’obscure violence des hommes ; elles donnent au livre la force d’un témoignage de l’âge de la puberté\, quand tout l’être est une âme\, quand la quête du bonheur ne veut pas se laisser entamer par le quotidien de la mort. Emouvante et pudique  fusion du drame collectif et de l’aventure individuelle qui\, par delà l’exil\,  dans l’écriture reconquiert le royaume. \n\n	Lettres retenues \n\n	Ed. Cherche- Midi\, 2001 \n\n	En historienne sensible Virginie Buisson a consulté 2.500 dossiers de déportés aux archives d’outre-mer à Aix-en-Provence pour faire revivre une sombre page de l’histoire de France : suite à la semaine sanglante où 31 000 communards furent exécutés par les troupes versaillaises de répression\, entre mai et septembre 1871 25.000 insurgés de la Commune ou simples suspects furent emprisonnés. 4.000 d’entre eux furent déportés en Nouvelle-Calédonie sur des îlots. De 1872 à 1880 ces prisonniers politiques écrivirent aux leurs mais l’administration pénitentiaire a arbitrairement retenu leur correspondance à l’insu des intéressés. \n\n	L’auteur a lu 600 de ces lettres confisquées\, et dans cet ouvrage en présente et commente un florilège admirable : mots d’amour\, cris de souffrance\, attente\, vie quotidienne du bagne font le drame vécu\, du Paris populaire à Nouméa\, par tous ces combattants censurés des barricades et de l’utopie sociale. (Cet ouvrage\, épuisé\, n’a malheureusement pas été réédité.) \n\n	  \n\n	Le silence des otages \n\n	Ed. Cherche- Midi\, 2003 \n\n	“Elle” est une étrange jeune fille anonyme bringuebalée entre une mère quasi mutique et un père aussi meurtri que blessant\, entre la petite enfance aux bords de la Marne et l’adolescence finissante en Normandie. Entre les deux il y a l’Algérie\, ravissante et terrifiante. Et partout le souvenir\, intrusif\, suppliciant\, d’une guerre qui ne dit pas son nom\, d’un drame familial silencieux et secret. A quoi sert le souvenir ? A quoi servent les voyages s’ils ont tous les allures de l’exil ? A chercher les mots justes dans une mémoire du corps qui bruisse de langues nouées et d’errances ; à chercher un point d’ancrage\, le regard aimant d’une mère\, l’identité flouée et perdue dans les déplacements\, au fond des bruits du cœur. A ne pas oublier les anciennes violences qui étouffent\, à se décharger des tourments traumatiques. \n\n	Ce court roman\, inspiré en grande partie par les mêmes évènements que L’Algérie ou la mort des autres\, est un récit pudique et dur\, dégraissé de toute sensiblerie et volontiers elliptique\, dont le style a la concision d’un procès-verbal. En une centaine de pages tenues de bout en bout dans le voyage immobile et intérieur de l’écriture\, une chronologie bousculée se déroule\, se fait et se déforme pour se refaire à nouveau : une lumière de l’été algérien\, l’odeur des marais de la Marne\, la vie d’un village normand\, une gare routière à Münich… Des instantanés refondus en une unité de pensée et d’action qui les lient\, les dénouent\, du plus obscur au plus clair\, pour mettre fin au temps de l’amnésie\, à la chape du silence qui tue à petit feu\, et qui rendent à l’innocente sa nécessaire rédemption. Un texte bref et un grand livre\, qui claque et cogne à chaque lecture. \n\n	  \n\n	A paraître en septembre 2006 : Vallée des colons \n\n	  \n\n	 
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SUMMARY:Anouar Benmalek
DESCRIPTION:  \n\n	Une rencontre Littérature en effets \n\n	Pour découvrir des littératures francophones\, de France et d’ailleurs\, et toucher à l’étrangeté de la langue.  \n\n	L'atelier d'écriture\, animé par l’auteur accueilli\, est l'occasion d'entrer pour un temps dans la fabrique de son écriture singulière et d'aborder autrement la lecture de sa production littéraire. \n\n	La lecture-rencontre\, suivie d'un échange\, complète l'approche de l'œuvre comme celle de l'écrivain. \n\n	  \n\n	Anouar Benmalek  \n\n	Né en 1956 à Casablanca (Maroc)\, cet écrivain au parcours atypique\, à la double nationalité française et algérienne\, a fait de hautes études de probabilités et statistique à Kiev\, puis une maîtrise de mathématiques à Constantine en Algérie. Dans les années 80 il entre doucement dans le monde des lettres comme poète et essayiste (il fut aussi chroniqueur dans l’ hebdomadaire Algérie Actualité)\, publié par de petits éditeurs québécois et algérien\, et enseigne à l’Université des Sciences et Techniques d’Alger. Il poursuit avec des nouvelles et un premier roman\, Ludmila\, avant de fonder en 1988 le Comité algérien contre la torture (CACT)\, dont il est le secrétaire général jusqu’en 1991\, date à laquelle il s’exile en France. Devenu maître de conférences en mathématiques à l’Université de Paris XI\, il secoue soudain la littérature francophone avec un roman magnifique\, Les amants désunis\, en 1998. Cette histoire bouleversante de raccommodage d’un déchirement à la fois intime et historique sur cinquante années de vie (traduite depuis en huit langues)\, lui ouvre une voie romanesque de grande ampleur\, où la langue autant que la narration font des détours et conduisent les échanges. Il “ récidive ” en 2000 aux éditions Pauvert avec L’enfant du peuple ancien\, roman d’amour et d’aventure où il évoque à travers trois destins liés le génocide des Aborigènes en Tasmanie à la fin du 19ème siècle (traduit aussi en huit langues et obtenant de nombreux prix)\, puis deux autres romans et un nouvel essai\, assemblage d’articles rédigés entre 1985 et 2002\, Chroniques de l’Algérie amère\, par lequel il tente de comprendre comment une partie de son peuple\, par son silence\, a cautionné le meurtre. \n\n	Il vient de publier Ma planète me monte à la tête\, retour à une poésie pleine de souffle et de sens\, et décembre 2005 est le mois qui verra la parution de son dernier livre de nouvelles\, L’année de la putain. \n\n	  \n\n	Bibliographie : \n\n	Aux éditions Naaman\, (Québec) : Cortèges d’impatience\, poésie\, 1984 \n\n	Aux éditions Enal (Alger) : La barbarie\, essai\, 1986 ; Rakesh\, Vishnou et les autres\, nouvelles\, 1985 ; Ludmila\, roman\, 1986 \n\n	aux éditions Calmann-Levy : Les amants désunis\, roman\, 1998\, & Livre de Poche\, 2000 \n\n	Aux éditions Pauvert : L’enfant du peuple ancien\, roman\, 2000\, & Livre de Poche 2002 ; L’amour Loup\, roman\, 2002 ; Chroniques de l’Algérie amère\, essai\, 2003 ; Ce jour viendra\, roman\, 2003 \n\n	Aux éditions Fayard : Ma planète me monte à la tête\, poésie\, 2005 ; L’année de la putain\, nouvelles (à paraître en décembre 2005) \n\n	  \n\n	 
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SUMMARY:Parcours dans l'oeuvre de Sergueï Loznitsa
DESCRIPTION:Au croisement de différentes disciplines (photographie\, peinture\, musique)\, les documentaires de Sergueï Loznitsa esquissent le portrait en demi-teintes d’une humanité aux prises avec l’écoulement du temps\, et soumise à des bouleversements économiques\, sociaux et politiques de grande ampleur. Basés sur une recherche sonore très travaillée\, des caractères communs traversent l’ensemble de l’ouvre : l’intérêt pour le travail quotidien des "petites gens" (ouvriers et paysans)\, une réflexion sur la notion de communauté (fortuite chez les dormeurs\, contrainte chez les déshérités)\, ou l’attention portée aux gestes et aux postures du corps\, et à leur rythme propre (abandon\, attente\, activité). \n\n	Sergueï Loznitsa est né à Kiev en 1964. Après avoir étudié les mathématiques et la cybernétique\, il s’est formé à l’Institut cinématographique de Moscou (VGIK). Il vit et travaille à Lübeck (Allemagne). \n\n	FILMOGRAPHIE Aujourd’hui nous construisons la maison (co-réalisé avec Marat Magambetov\, 28’\, 1996)\, La Vie\, l’automne (co-réalisé avec Marat Magambetov\, 35’\, 1998)\, L’Attente (25’\, 2000) La Colonie (77’\, 2001)\, Portraits (28’\, 2002)\, Paysage (60’\, 2003)\, L’Usine (29’\, 2004). \n\n	FILMS PROGRAMMES \n\n	La Colonie (77’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, 2001) Les habitants de la colonie vivent dans une grande maison à l’écart du village. Ils s’intègrent par le travail à la vie des paysans. \n\n	Portrait (28’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, sans dialogue\, 2002) Un village russe. Les habitants posent avec leur chien\, dans leur jardin\, devant leur maison\, dans la plus parfaite immobilité. Portrait d’une communauté paysanne à travers les saisons dans ses gestes les plus simples. \n\n	Paysage (60’\, 35 mm\, Allemagne/Russie\, couleur\, 2003) L’hiver. Un arrêt d’autobus dans un bourg de Russie. Les gens attendent le car. Visages dans le froid\, bribes de dialogue\, fragments de conversations sont embrassés dans un unique mouvement de caméra. \n\n	L’Attente (25’\, 35 mm\, Russie\, Noir et blanc\, sans dialogue\, 2000) La nuit. Une gare de campagne. Dans la salle d’attente\, une communauté de passage\, les dormeurs\, dans l’attente de l’aube qui verra l’arrivée du train. Des visages et des corps filmés tels que le sommeil les a saisis. \n\n	 
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SUMMARY:Guillaume Le Touze
DESCRIPTION:Guillaume Le Touze est né au Havre en 1968. Il passe plusieurs années à Paris où il est assistant d’édition\, et publie ses trois premiers romans aux Editions de l’Olivier\, dont Comme ton père\, prix Renaudot en 1994\, plusieurs livres pour la jeunesse (On m’a oublié\, 1995) et des pièces de théâtre (Les crocodiles ne pleurent plus\, 1994)\, publiés à l’Ecole des Loisirs. Installé dans le sud de la France\, il publie ses trois derniers romans aux Editions Actes Sud et anime de nombreux ateliers d’écriture. Son écriture à lui\, légère et grave à la fois\, ne cesse de mettre en scène des personnages éclopés de la vie qui cherchent leur voie : entre la liberté et le confort\, les sentiments et la sensualité\, la bohème et la conjugalité. Le ton\, direct et réaliste\, d’une âpreté contenue\, sert son exploration de thèmes qui reviennent : le délitement de familles petites-bourgeoises\, les errements d’une génération hésitant entre recherche d’un idéal et conformisme\, les blessures presque indolores de l’enfance\, les vies inachevées qui se croisent\, et toujours la violence de la filiation\, la douleur transmise en héritage\, les vertiges du mensonge et des liaisons improbables… \n\n	  \n\n	Bibliographie sélective (romans) : \n\n\n\n			Comme tu as changé\, Editions de l’Olivier\, 1992 \n\n\n\n			Comme ton père\, Editions de l’Olivier\, 1994 \n\n\n\n			Etonne-moi\, Editions de l’Olivier\, 1997 \n\n\n\n			Dis- moi quelque chose\, Actes Sud\, 1999 \n\n\n\n			Tu rêves encore\, Actes Sud\, 2001 \n\n\n\n			Attraction\, Actes Sud\, 2005 \n\n\n\n\n	Une rencontre "Littérature en effets"\, cycle itinérant d'animations littéraire initié par le réseau national Peuple et Culture \n\n	Des rencontres d'écrivains pour découvrir des littératures francophones\, de France et d'ailleurs\, et toucher à l'étrangeté de la langue. \n\n	L'atelier d'écriture\, animé par l'auteur accueilli\, est l'occasion d'entrer pour un temps dans la "fabrique" de son écriture singulière et d'aborder autrement la lecture de sa production littéraire. \n\n	La lecture rencontre\, suivie d'un échange\, complète l'approche de l'œuvre comme celle de l'écrivain.
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SUMMARY:Habib Tengour
DESCRIPTION:Une rencontre “Littérature en effets” \n\n	Cycle itinérant d’animations littéraires du réseau national Peuple et Culture \n\n	Lecture & atelier d’écriture sont animés par l’auteur. Il s’agit autant de faire connaître plus largement une littérature algérienne que de découvrir une langue à la fois française et étrangère porteuse de l’imaginaire maghrébin. Et toujours de toucher l’étrangeté de la langue. \n\n	Conférence-débat : “L’image-métaphore dans la culture populaire maghrébine” \n\n	avec une projection d’images de Franck Pourcel\, photographe \n\n	Au Maghreb\, culture iconoclaste\, l’image traditionnellement proscrite est pourtant réintroduite dans les textes sacrés comme dans les récits populaires par la métaphore. Une occasion d’aborder les représentations de la culture maghrébine et les rapports que nos sociétés contemporaines entretiennent à l’image. \n \n\n\n	Habib Tengour \n\n	Né en 1947 à Mostaganem\, émigré à Paris avec ses parents en 1958\, enfant de la seconde génération\, écrivain nomade\, il explore la mémoire de l’Algérie. Ses ouvrages se lisent comme une chronique visionnaire de l’Algérie post-coloniale\, comme un documentaire-fiction à l’humour grinçant qui réecrit les pages noires de l’histoire du pays en anticipant sur les évolutions à venir. Il aime zapper entre les continents\, les époques et les imaginaires\, métisser les traditions littéraires européennes et arabes\, ce qui fait la singularité de son style. \n\n	Profondément marqué par les symbolistes et les surréalistes\, chez qui il découvre des analogies avec la mystique du Maghreb\, il en propose une réflexion théorique dans un essai intitulé “Manifeste du surréalisme maghrébin”\, et l’exprime\, dans son œuvre littéraire et poétique\, dans une langue imagée et fragmentaire\, une écriture parfois qualifiée de “soufialisme”. \n\n	Ses principales publications \n\n	Chez Sindbad-Actes Sud : Le Vieux de la Montagne (1983) • Sultan Galiev (1985)  \n\n	• L’Epreuve de l’Arc (1990) • Gens de Mosta (1997) \n\n	• Le Poisson de Moïse (Paris Méditerranée\, 2001) \n\n	• Gravité de l’ange (La Différence\, 2004 – poésie) \n\n	Il est par ailleurs l’auteur de nombreux écrits universitaires en sociologie de la ville\, ethnologie du Maghreb et anthropologie visuelle.
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SUMMARY:Jean Luc Raharimanana
DESCRIPTION:« Et la nuit s’installe\, trou noir dans le jour. Et le jour s’engouffre dans le trou de la nuit\, spirale\, s’y meurt. Voici les ténèbres… \n\n	Brusque poussée du vent. \n\n	Claque mon cœur sur les nuits de solitude\, \n\n	Nuit ô ombre du jour\, \n\n	Nuit de solitude\, silence… \n\n	Froid qui est tombé dès l’horizon obscurci. Froid spiralant autour du corps\, se fermant en étau\, se rétrecissant en tenaille\, vous étranglant. Place déserte. Ce soir\, il n’y aurait personne. Non\, personne. Voici la nuit\, voici mon univers. » \n\n	Nuit\, in Lucarne  \n\n	(Le Serpent à Plumes\, 1999) \n\n	  \n\n	Jean-Luc Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo (Madagascar).  \n\n	Licencié ès lettres en 1989\, il obtient deux mois plus tard le prix de la meilleure nouvelle de Radio France Internationale et accepte la bourse d’études qui lui permet de partir en France. Arrivé à Paris\, étudiant à la Sorbonne et à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales)\, il obtient un DEA dont le sujet porte sur les contes malgaches. Il enseigne par la suite\, tout en collaborant à de multiples manifestations littéraires\, pédagogiques et journalistiques\, qui révèlent toute la dimension de l’écrivain engagé.  \n\n	Il consacre aujourd’hui tout son temps à l’écriture\, à la recherche et à la restitution d’une mémoire trahie\, par des récits où se confondent mythe et réalité\, héritages de légendes que racontait son père professeur d’Histoire\, mais aussi porteurs de la violence\, de la misère et de la mort dont il fut le témoin direct dans le Madagascar de son enfance. Ecrits directement en français dans une langue haletante\, rageuse et bousculant parfois la syntaxe\, ses textes conservent le souffle de l’oralité et le rythme de sa langue maternelle. \n\n	Ses principales publications \n\n	Lucarne\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 1996 (nouvelles) • Rêves sous le linceul\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 1998 (nouvelles) • Nour\, 1947\, Paris\, Le Serpent à plumes\, 2001 (roman) • Dernières nouvelles de la Françafrique (collectif\, nouvelles)\, Ed. Vents d’ailleurs\, 2003.
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