Touki Bouki, Djibril Diop Mamb?ty, S?n?gal, 1973

Projections

Autour de Touki Bouki


jeudi 18 février 2016 - 20h00
Videodrome 2

Une projection programmée dans le cadre de la Résidence d'Une Langue à l'autre #4 avec Gauz et du cycle Etat des choses initié par Peuple & Culture Marseille en partenariat avec Vidéodrome 2.

Tarif : 5 euros 

Au programme 

TOUKI BOUKI de Djibril Diop Mambety 

(Sénégal, 1973, 88 min, Wolof avec sous-titres français)

MILLE SOLEILS de Mati Diop

Lauréate du Grand Prix de la Compétition Internationale et mention spéciale du prix GNCR (FID 2013)

( Sénégal, 2014, 45 min, Mati Diop, Français) 

Séance présentée par Gauz, auteur de Debout-Payé ( 2014, le nouvel Attila) en lien avec un atelier de réalisation qu'il ménera au lycée Saint-Exupéry, 13015. 


 


TOUKI BOUKI de Djibril Diop Mambéty 

A Dakar, un berger et une étudiante rêvent de se rendre à Paris. Tous les moyens sont bons pour se procurer l'argent du voyage. Le jeune couple partira-t-il?

Entre désir d'évasion et peur du changement, TOUKI BOUKI (le voyage de la hyène) invite au voyage immobile et au rêve éveillé.

MILLE SOLEILS de Mati Diop

En 1972, Djibril Diop Mambety tourne Touki Bouki. Mory et Anta s’aiment. Les deux jeunes amants partagent le même rêve, quitter Dakar pour Paris. Au moment fatidique, Anta embarque. Mory, lui, reste seul sur les quais, incapable de s’arracher à sa terre. Quarante ans plus tard, Mille Soleils enquête sur l’héritage personnel et universel que représente Touki Bouki. Que s’est-il passé depuis ? Magaye Niang, le héros du film, n’a jamais quitté Dakar. Et aujourd’hui, le vieux cowboy se demande où est passée Anta, son amour de jeunesse.

Djibril Diop Mambéty est né en 1945 à Colobane près de Dakar. Il étudie tout d'abord l'histoire de l'art et le théâtre à Dakar, puis joue dans plusieurs productions et pièces de théâtre italiennes et sénégalaises. En 1969, il tourne son premier court métrage, "Contras? City", un documentaire sur la ville de Dakar, suivi en 1970 par "Badou Boy", un moyen métrage humoristique relatant une course poursuite entre un jeune des rues et un policier. Touki Bouki fut montré à Cannes en 1973 et reçut le prix de la critique internationale à Moscou. Après "Parlons Grand-mère" (1989), qui documente le tournage de "Yaaba" par Idrissa Ouedraogos, il réalise en 1992 "Hyènes" d'après l'oeuvre de Dürrenmatt "La visite de la vieille dame". Le Franc (1994) et La petite vendeuse de soleil (1999) constituent les deux premières parties de la trilogie inachevée Histoires de petites gens. Djibril Diop Mambéty est décédé le 23 Juillet 1998 avant d'avoir terminé le tournage. 

Mati Diop est la fille du musicien Wasis Diop et la nièce du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambety. Elle intègre le Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006, puis le Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 2007. Elle s'occupe de conceptions sonores et vidéos pour le théâtre et continue à réaliser des courts métrages revendiquant une inspiration dans son travail de celui d'Apichatpong Weerasethakul ou des cinéastes indépendants américains tel que John Cassavetes.

En 2008, elle joue son premier rôle principal au cinéma dans le film de Claire Denis, 35 rhums. Cette même année, elle présente 1000 soleils au festival de Cannes, un projet de documentaire sur le film Touki Bouki (réalisé par son oncle en 1973), qui sort en 2013 sous le titre Mille soleils. Ses courts métrages ont été présentés lors de différents festivals internationaux, dont Atlantiques qui obtient le Tigre du meilleur court-métrage en 2010 lors du festival du film de Rotterdam.

 

Filmographie:

Contras' City, 1969 (court métrage)

Badou Boy, 1970 (moyen métrage)

Touki Bouki,1973

Parlons Grand-mère, 1989 (court métrage)

Hyènes, 1992

Le Franc, 1994 (moyen métrage)

La petite vendeuse de soleil, 1999 (moyen métrage)