Harun Farocki Ein Neues Produkt

Atelier de spectateurs

L'entreprise de soi


Du jeudi 16 janvier 2014 - 19h00
Au samedi 19 avril 2014
Peuple et Culture Marseille

 

L'individu calqué sur le modèle de l'entreprise.

Un atelier de réflexion et de programmation artistique pour explorer l'expression d'une forme émergente de capitalisme qui fait de la subjectivité un de ses foyers. 

>>> Venez explorer ces questions en parcourant des films, des textes, des travaux d’artistes et en échangeant autour de nos expériences.

L'atelier se réunit depuis octobre 2013 mais reste ouvert à tous nouveaux venus.

Prochain rendez-vous : jeudi 16 janvier à 19h dans les locaux de Peuple & Culture Marseille. Contact

Rendez-vous les jeudis soirs, tous les 15 jours. Engagement indispensable en vue d'une programmation publique à venir au printemps 2014.


 


Un atelier de programmation de Peuple & Culture Marseille, c’est toujours un chantier collectif, qui mêle réflexion et parcours dans des œuvres, avec un point de départ voué à évoluer au gré des envies et expériences du groupe et une forme d’arrivée à inventer ensemble !

Comme point de départ de ce nouvel atelier, il y a une curiosité pour les formes contemporaines du travail, une forme en particulier, celle du travail immatériel. Le travail immatériel, c’est la part prédominante prise, dans une grande majorité de secteur, par le relationnel, le langage, la communication. Autrement dit, ce qu’on appelle savoir-être et dont on trouve de multiples illustrations dans n’importe quelle offre d’emploi.

Quand le savoir-être occupe cette place, occupe toute la place, le sujet avec toute sa subjectivité devient le capital à haute valeur ajoutée. Il faut y mettre de soi. Y mettre ses émotions, ses affects. Y mettre sa motivation et son désir qui apparaissent comme la clé de la performance de l’entreprise.

L’individu se conçoit désormais comme une entreprise, il devient entrepreneur de lui-même. Ce modèle déborde largement le cadre professionnel, faisant de la réalisation de soi un leitmotiv dans toutes les sphères de l’activité humaine. Avec comme corollaires la valorisation de soi et le culte de la performance. Mais aussi les rapports de concurrence et de compétition.

En témoigne tout ce qui contribue à améliorer les performances et le bien-être, de la gestion du corps aux services à la personne. En témoignent également le poids grandissant des marchés de la sensibilité, à l’image des reality-show, et la stylisation des espaces et modes de vie dont les réseaux sociaux, réels et virtuels, sont un fer de lance.

Ce qui pourrait apparaître comme une manière de maîtriser et de conduire sa vie est avant tout l’expression entrepreneuriale d’une forme émergente de capitalisme qui fait de la subjectivité et de la sensibilité ses foyers d’excellence. Une mobilisation des affects et des désirs sans précédent.

L’entreprise de soi est-elle une fatalité ? Quelles sont les alternatives ? Quelles sont les conduites et expériences qui y échappent ?

Quelles œuvres cinématographiques, plastiques, littéraires nous les révèlent ?  Que pourrait être un imaginaire antilibéral ?

>>>> Venez explorer ces questions en parcourant des films, des textes, des travaux d’artistes et en échangeant autour de nos expériences.