Atelier d'écriture

De nos agacements quotidiens...


Du lundi 4 novembre 2013 - 19h00
Au lundi 9 décembre 2013 - 22h00
La Cité-Espace de Récits Communs

Un atelier d'écriture animé par Joëlle Sambi tous les lundi à partir de 19h du 4 novembre au 9 décembre
(sauf le 11 novembre l'atelier aura lieu de 14h à 17h  - à 19h  sera proposé d'aller décrouvrir le Discours à la nation  ecrit et mis en scène  par Ascanio Celestini).

Cet atelier proposé en partenariat avec la Cité-Espace de récits communs s'inscrit dans le cadre de la Biennale des écritures du réel #2  de l'événement Faire venir le jour /  la  Nuit de la Doléance contemporaine .

L'atelier est construit en 3 périodes :

1/ Du 4 novembre au 9 décembre / atelier d'écriture avec Joelle Sambi 

2/ Le samedi 11 janvier 2013  pour une première étape de mise en voix avec le slameur nantais Nina Kibuanda

3/ Printemps 2014, un stage de mise en voix pour se  saisir des discours prduits pendant l'atelier d'écriture, pour construire une lecture mise en forme avec un slameur professionnel et les participants. Ils seront donnés à entendre, lus déclamés à voix haute, à l'occasion de Faire venir le jour / la nuit de la doléance contemporaine qui se tiendra dans le cadre de la seconde édition de la Biennale des écritures contemporaines. 

Inscription atelier d’écriture / informations contact@peuple-culture-marseille.org /  04 91 24 89 71 

(Adhésion de 10€ à La Cité et de 10€ à Peuple & Culture ainsi qu’une participation éco-responsable). 

 


Voici donc un atelier politique. On y vient pour écrire. Ecrire sa rage.  On y vient avec ses revendications candides. Ou pas. On y vient surtout avec son désir de dire en mots, le monde qui nous entoure. Car raconter c’est déjà suspendre le présent, le temps de… Nous écrirons donc sur ce qui au quotidien nous révolte. Ici, on s’expose, on met à l’air car il faudra parler de soi-même, prendre position. Ouvertement.  Et tant qu’à disséquer nos quotidiens, pourquoi ne pas les réinventer aussi?  C’est le premier pas vers le changement : rêver. Et si le rêve était l'instauration de l'allocation universelle ? Nous avons voix au chapitre, nous aussi. Alors revendiquons !

Les textes produits dans le cadre de cet atelier seront travaillés pour être lus en public.


« La révolte, c’est d’abord le constat d’une situation impossible* »

Ecrire le discours d’un monde différent et plus juste.

Car si la colère est utile, elle ne suffit pas et se doit d’être achevée. Ce que nous ferons aussi durant cet atelier, c’est préparer un champ d’actions pour nos colères, à arpenter en long et en large pour mettre fin aux injustices.

Pour y parvenir ? Un parti pris : l’allocation universelle inconditionnelle (AU) ou l’instauration d’un système qui permet à chacun.e, jusqu'à la fin de ses jours, de recevoir une somme d’argent au début de chaque mois sans avoir à faire rien d'autre que d'avoir un jour signalé sa qualité de citoyen ou de résident d’un pays considéré.

Pour ou contre ? Utopie ou panacée ? Baliverne ou pas ? Nous écrirons pour en découdre. Parce que nous aussi, nous avons voix au chapitre.

*« Les chemins de la révolte »  préface  (1965) d’Albert Memmi, in Nous, les nègres, par James Baldwin, Malcolm X, Martin Luther King, Edition La Découverte/Poche, 2008.