Photo sténopé : Gisèle Lafforgue

Evénements

Bascule et parallèle


Du vendredi 2 mars 2007 - 18h30
Au samedi 3 mars 2007
Théâtre des Argonautes

Vendredi 2 mars 2007 à 20h30

Théâtre Les Argonautes

bascule/ récit vers l'outre tombe

de Pierre Guéry

lecture-performance par l’auteur

musique : Tuxedo Moon (durée : 2641 secondes environ) suivie d’un échange

Samedi 3 mars 2007 

Polygone étoilé

rêve* rêves / po!tiques et politiques

15h à 19h - Atelier d’écriture

animé par Pierre Guéry

20h30 – Projections

Bascules vidéo d’Emanuel Rojas (France/Colombie, 2006, 15 mn)

Paraiso film de Felipe Guerrero (Colombie, 2006, 55 mn)

Projection suivie d’un échange avec Emanuel Rojas et Pierre Guéry 

Dans le cadre du Printemps des poetes


 

Bascule/ est avant tout la tentative d’écriture d’un rêve persistant, mue par la nécessité de lui donner vie par les mots, de leur offrir un sens en les livrant au récit, à la fiction. C’est un texte de voix et de peaux, de feu et de sang, sécrétions langagières d’un corps sonore et parlant, qui trouve sa musique. C’est aussi un regard tourné vers le piège des images intérieures (ex)statiques qui s’entrechoquent aux réalités d’un dehors qui se déforme. Cette poétique, irréductible à un langage déjà constitué, où la langue se fait incandescente, violente et douce tour à tour, convoque une performance d’auteur-acteur funambule du souffle et du récit en train de se réécrire au cours de sa lecture. Maelström Editions, 2006.

 

Pierre Guéry est né en 1965 à Marseille, il étudie d’abord la musique, qui marque son rapport à la poésie dite “sonore”, très rythmée et volontiers empreinte de souffles. Diplômé en lettres et en didactique des langues, il enseigne, traduit et critique dans diverses revues en France et à l’étranger, puis il anime de nombreux ateliers d’écriture et continue de forger sa pratique personnelle “transgenre” dans les micro- sillons américains de la beat generation et

du mouvement lettriste français : une poésie vivante, perfor(m)ée, slamée, rock’n’roll attitude ! Son écriture invite à la profération et transmet une langue de chair à haute puls(at)ion. Invité en 2005 du Festival Nomade de Performances Poétiques Teranova en Lorraine et en mai 2006 en résidence de travail à Montévidéo à Marseille avec Thierry Raynaud et Pierre Laneyrie, il travaille actuellement pour d’autres scènes (France, Belgique, Italie). Il prépare une installation sonore de Music Poéstreet (poèmes urbains, portrait radiophonique pour Arte Radio), et Zik’ Lang’ Mix, une performance avec le guitariste Jean-Marc Montera (GRIM). Egalement auteur de nouvelles et autres textes courts, il collabore à Carbone, revue d’histoire potentielle (éditions Le Mort Qui Trompe).

PUBLICATIONS > Scélisces, poème visuel (5 épreuves d’artistes, Editions plAine pAge, 1999)

> Kit to be hacked & Slack(ness), poèmes électroniques (Compact Disc, L’Ovni Tendre/ Bourbaki, 2000 et 2002) > In Memoriam Jean Sénac, poésie (Revue Algérie Littérature Action, n° 87-88, 2005) > Alien-Nation, mécanique de parole pour la scène (Maelström Editions, Bruxelles, 2006) > Bascule/ récit vers l’outre-tombe (Maelström Editions, Bruxelles, 2006)

> Erotographie, roman (Editions Biliki, collection Kaki Jaune, Bruxelles, 2006)


 

Bascules

vidéo d’Emanuel Rojas (France/Colombie, 2006, 15 mn)

Bascules livre en images l’écoute et la lecture du texte de Pierre Guéry par Emanuel Rojas, jeune cinéaste colombien vivant à Marseille. A partir d’un matériau tourné dans une prison de Bogota, appelé à devenir un long métrage documentaire intitulé Passage dans le jardin du diable, le cinéaste propose ici une étape, montage original en résonance esthétique et politique avec le texte : à l’enfermement du rêve répond l’enfermement de la réalité, et la “fuite” ne peut être que créatrice.

Paraiso

film de Felipe Guerrero (Colombie, 2006, 55 mn)

Paraiso (Paradis) évoque de façon poétique un pays et sa mémoire historique. S’inspirant du mouvement littéraire rebelle du Nadaismo (Néant, ou Nihilisme) des années 60, ce film est un portrait intime de la vie moderne en Colombie. Les personnages qui traversent le film sont des témoins sans défense ; un passé les écrase violemment et dans le présent ils semblent être les habitants d’un paradis vulnérable. Le mélange du grain doux du Super 8, des archives en noir et blanc et de la vidéo, fait vibrer la réalité d’un pays plongé dans sa propre guerre sans fin. Paraiso est le troisième film de Felipe Guerrero. Sélectionné au FID Marseille en 2006, il a obtenu la Mention spéciale du Premier film.