Cycle

Musique [s], on tourne !


Du samedi 9 février 2013
Au samedi 16 février 2013
Le Polygone Etoilé

Chapitre 4

Les samedis 9 et 16 février 2013 

Entrée libre / Repas possible sur place

Au programme 

#7

Samedi 9 février 2013 / 19h30 / Rebellion

En présence du réalisateur Stéphane Tchalgadjieff

The Devil de Jean-Gabriel Périot (7’, 2012, France)

Music is the Weapon (Musique au poing) de Stéphane Tchalgadjieff et Jean-Jacques Flori (54’, 1982, France) 

 

#8

Samedi 16  février 2013 / 18h / Mégapole

Une soirée en partenariat avec l'Association Française des Anthropologues

En présence de Laetitia Alliez ethno-musicologue

We don’t Care About Music Anyway de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz (80’, 2009, France)

Saudade do Futuro de Marie Clémence et César Paes (94’, 2000, France)


 


Lagos, Tokyo, São Paulo… Peuple et culture Marseille propose deux nouvelles soirées autour des liens entre formes cinématographiques et formes musicales.

Première escale : Lagos, direction le « Shrine », temple de l’afro-beat du nigérian Fela Kuti. Tourné en 1982, Music is the Weapon, film de Stéphane Tchalgadjieff et Jean-Jacques Flori, est plus qu’une plongée dans les entrailles bouillonnantes de l’afro-beat (fusion entre notamment le jazz, le funk, le highlife ghanéen et les rythmes traditionnels yorubas) que Fela invente à la fin des années 60. Il est, aussi, une exposition des engagements politiques du musicien dont les satires et les critiques virulantes vis à vis du pouvoir militaire lui valurent d’être plusieurs fois jeté en prison.

Music is the weapon sera précédé d’un court métrage de Jean-Gabriel Périot, The Devil, montage d’images d’archives sur les Black Panthers mis en musique par Boogers. Détour incontournable quand on sait l’influence décisive qu’ont eu les thèses de Malcom X sur les orientations politiques de Fela en 1969 lors d’une tournée aux Etats-Unis.

La deuxième escale se pose à Tokyo puis à São Paulo : le temps, avec deux films, de prendre le pouls des deux mégapoles. Des musiques improvisées issus des limbes de l’architecture tokyoïte aux repentistas nordestins, ces troubadours chroniqueurs du quotidien d’une ville non moins vertigineuse, We don’t Care About Music Anyway et Saudade do Futuro invitent ses spectateurs à non seulement ouvrir les yeux mais à tendre l’oreille pour écouter les musiques de la ville, leurs rythmes et leurs pulsations.


#7

Samedi 9 février 2013

The Devil

de Jean-Gabriel Périot (7’, 2012, France)

Montage d’images d’archives qui explorent l'univers des Black Panthers.

 

Music is the Weapon (Musique au poing)

de Stéphane Tchalgadjieff et Jean-Jacques Flori (54’, 1982, France) 

Ce documentaire nous emmène de la "République de Kalakuta" au mythique night club "Africa Shrine". Au sommet de sa popularité, dans un Nigeria chaotique, Fela projette de devenir président. L'armée rétorque en attaquant et saccageant sa communauté. Ses femmes sont violées, sa mère est défenestrée. Elle mourra un an plus tard des suites de ses blessures. A la sortie d'un nouveau séjour en prison, Fela, plus déterminé que jamais, livre à la caméra ses pensées sur la politique, le panafricanisme, la musique, la religion.

#8

Samedi 16 février 2013

Une soirée en partenariat avec l'Association Française des Anthropologues

We don’t Care About Music Anyway

de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz (80’, 2009, France)

Du turntablism radical (Otomo Yoshihide) à l’innovation musicale informatique (Numb), en passant par l’audace instrumentale (Sakamoto Hiromichi), la scène de musiques actuelles de Tokyo constitue une avant-garde que personne ne peut plus ignorer. Tout en présentant des acteurs majeurs de cette scène, « We Don’t Care About Music Anyway… » propose une vision kaléidoscopique de Tokyo, confrontant musique et bruit, sons et images, représentation et réalité, fiction et documentaire.

Saudade do Futuro

de Marie Clémence et César Paes (94’, 2000, France)

Des hauteurs vertigineuses des gratte-ciel en construction aux profondeurs du métro, de manifestation politique en bal populaire, qu’ils soient journaliste, maire ou chauffeur de taxi, les repentistas nordestins, véritables chroniqueurs du quotidien, improvisent des rimes et des vers chantés qui s’inspirent de la réalité immédiate qui entoure leurs auditeurs. S’accompagnant à la guitare ou au tambourin, ils nous font pénétrer dans "leur" São Paulo, une des plus grandes villes du monde, avec ses 16 millions d’habitants.