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News 54

Cycle cinéma "On n'enchaîne pas les volcans"


Déployée sur deux périodes, printemps et automne, cette programmation autour du « portrait », dans le sens le plus ouvert du terme, est dans un premier temps consacrée à des intellectuels et des artistes indomptés. La deuxième partie s’intéressera pour sa part aux trajectoires de gens « ordinaires », de fait moins visibles, qui ne se résignent pas à l’ordre commun ni à l’accablement.

Au programme, ce samedi 8 avril à 17 h au CIPM: « S’il en reste une, c’est la foudre » de Marie Alberto Jeanjacques et « Devenir-Ange » de Stéphane Sinde, puis dimanche 9 avril à 18 h au Polygone etoilé « Barney Wilen, The rest of your life » et « Fay ce que vouldras »de Stéphane Sinde.

Les films de ces deux premières séances ne sont donc pas des portraits « augmentés » ou « héroïques», ces plaies de nos sociétés contemporaines. Mais plutôt des rencontres « diminuées », c'est-à-dire ouvertes à l'indétermination, au trouble, au négatif, à l’inconnu - autant pour le réalisateur que pour le spectateur. Des œuvres qui sont aussi des histoires de vie, parfois cabossées mais libres.
 
Annie Le Brun (essayiste, spécialiste de Sade), Christian Gabrielle Guez Ricord (poète), Barney Wilen et Jacques Thollot (musiciens) ont  toujours refusé, chacun dans leur domaine, de se plier à des schémas de pensée et à des formes de vie préfabriqués. Non par posture, hautaine ou glorieuse, mais par nécessité – certains d’entre eux y auront en effet incendié leur vie. Les mots et le langage ; les sons et la musique ; la métrique et la grille ; l’utopie et le rêve ; l’aventure et le désir : il s’agit dans tous les cas de fendre la carapace de la réalité en misant sur les forces de l’imaginaire. D’atteindre à des intensités et des profondeurs que nos modèles de sociétés cherchent à cadenasser en les enfermant dans des boîtes bien répertoriées, sagement rangées.

 

 

 

Ne pas se soumettre....  Comme le formule justement le critique de jazz Francis Marmande à propos du funambule Jacques Thollot, c’est la  « dimension de l’être » - cette part en nous non réconciliée et de plus en plus contrainte – qui est ici mise en avant. Avec une variété de formes cinématographiques (expérimentales, documentaires, sonores) et de registres (essai, correspondance, poésie) qui résistent à l’uniformisation accélérée, esthétique autant que politique, du monde.

Les réalisateurs Marie Alberto Jeanjacques et Stéphane Sinde seront présents pour échanger après les projections.

En partenariat avec le CIPM et le Polygone Etoilé

 

Prochains rendez-vous

 



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