œuvres

 

 (en français)

Le Syndrome de Fritz (Booker Prize russe en 2002 – Ed. Noir sur Blanc, traduction Julie Bouvard, 2010)

Paris, rue des Thermopyles. Dans un squat d’émigrés, sur le lit défait d’une pièce glacée, un homme écrit à même son drap. Il convoque fébrilement sa mémoire pour recréer sa terre d’origine : la Russie.

Cette invocation passe d’abord par le regard du jeune garçon sur une campagne dure, crue, intemporelle, faite de fantasmes et de déchirures. C’est ensuite l’épreuve de l’armée, au fin fond de l’Arctique, un nouveau corps né des frustrations et de l’angoisse, et la découverte brutale d’un monde exclusivement masculin.

Svinobourg (traduction Bernard Kreise, Le Seuil, 2005)  

Dans une petite ville perdue de la steppe russe, un garçon cherche à exister, face au monde des adultes. Ce souvenir d'une enfance douloureuse et solitaire, extravagante aussi, est celui d'un ancien légionnaire enfermé entre les quatre murs d'une prison, peut-être d'un hôpital psychiatrique. Fresque dans laquelle se mêlent voyous et médecins admirables, dont la mère du narrateur, anciens détenus décérébrés ou chanteurs de psaumes, et d'où émergent des figures fantasques, comme le grand-père, ou pathétiques, comme le père.

Furioso (Editions Musica Falsa, 2008)

Furioso évoque divers moments cruciaux dans la vie d’une jeune femme nommée Dagmar. A la suite de la perte d’un enfant à la naissance elle sombre dans la folie. Le texte met en lumière cette folie qui était déjà au cœur de l’existence de cette femme.

Repas de morts (Editions Allia, 2011)

Lire un extrait

Un homme redonne vie à ses morts. Père, mère, grands-parents, enfants, renaissent sous la plume acérée de l'auteur. Et ce, dans un monde de sang, de cadavres, d'ombre et de lumière.  Des steppes de Russie aux bas-fonds parisiens, l'auteur nous invite à un bal des revenants, esprits réincarnés au gré de souvenirs épars, entremêlés…

Je suis la paix en guerre (Editions Allia, 2012) 

Ce recueil se compose des lettres d'Ivan le Sévère dit le terrible nouvellement traduites depuis leur langue originale, le slavon. Cette traduction inédite, portée par l'écrivain Dimitri Bortnikov, nous dévoile toute la complexité et l'originalité de qui celui n'a pas été qu'un monstre.